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Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

Il s'agit de tenir au courant les amis, les proches, et les mordus de voyage, de pouvoir situer le bateau, et retrouver quelques ambiances via quelques sgribouilles sur les endroits visités.( pour être tenu au courant il suffit de s'inscrire à la News Letter).

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 13:43

Mars 07 El Andalous 2e. Grenade et les Alpujaras.

Vous vous souvenez Cordoue ? la Mezquita, l'Alcazar, la tolérance, Maimonide, Averroès, c'était le grand premier volet de l'occupation musulmane de la péninsule ibérique, du VIIe au XIII siècles, et puis la reconquista par les chrétiens et la chute du califat en 1236.
C'est le grand exode des musulmans vers Grenade qui va pendant plus de 2 siècles encore, être la capitale du monde arabe en occident. Ce ne sont plus les Omayyades, pas plus que les berbères Almohades ou Almoravides qui siégent à Grenade, se sont les Nasrides qui vont construire le plus beau et grand palais oriental en Europe : l' Alhambra.
Pour en finir avec l'histoire et la confiture, la chute de Grenade au XVe en 1582 signe la fin de la domination musulmane sur le monde civilisé, avec la montée des puissances catho européennes que symbolise la découverte du continent américain par Christophe Colomb qui a lieu la même année. Ainsi se terminent plus de 7 siècles de présence arabe qui ont bouleversé les connaissances du monde.

Donc nouvelle virée autovéhiculée via Alméria. La remontée nordiste à travers la région très western où furent tournés les grands « westerns-spaghetti » de Sergio Leone. Devenu piège a toutou (pour ne pas dire à noeuds-noeuds) reste sur place Décorado Mini Hollywood, siège d'un super spectacle qu'il vous faudra payer si vous voulez le voir. (plus cher que la visite de la Mezquita ou de l'Alhambra, pour voir 3 tipis et un saloon de m.. ).


Decorado Mini Hollywood

Deconado maxi caballero.

Avant de parvenir au plus beau fruit andalou, petite halte à Guadix où les vieilles maisons troglodytes (refuge des arabes lors de la débâcle) sont joliment rénovées et toujours habitées.


Parfois la montagne fume.

Hotel troglodyte tromarrant.

 


Allez vamos a Granada.

Grenade est une superbe cité aux pieds de la Sierra Nevada, dominée par Al Mulhacen 3481m le sommet maître de l'Espagne.


La Sierre Nevada et EL Milhacen.


Ville plein de charme avec ses vieux quartiers Sacromonte et Albaicin. Depuis Charles Quint nombre d'intellectuels, d'artistes et grands bonhommes ont élus domicile à Grenade.( Garcia Lorca le chantre de Grenade, Irving Washington « the guy » amoureux de la ville à l'origine de la restauration de l'Alhambra, sans oublier Eugénie de Montijo... ben oui tu connais non ? une impératrice française, mais oui la meuf à Napo III ..le retour). Cano, Granada, des ibères plein de talents y naquirent.

Quartier Albacin


 

Bon , d'accord ils ont de drôles de moeurs les granadiens ? dains ? doux ? deros ?: Coluche nous a déjà parlé de leur coutume de déguiser les bouchers en poissons qui tuent les vaches dans une arène, mais il ne vous a pas parlé de leur manie de mimer les tortues afin de porter des agglo .. (j'te jure !);.. presque 2 tonnes sur les épaules, de 36 gros bras.


Tortuga Granada.


Avant d'en venir au big morceau Alhambresque, petits détours dans une des quelques dizaines d'églises parsemant Grenade : je vous emmène à la messe à St Jean de Dieu, juste histoire de vous montrer où est passé l'or des incas (si jamais vous le cherchiez ).



Mieux vaut entrer avec des lunettes de soleil...



Bon allez zou, on file à Bagdad dans le plus beau palais des mille et une nuits occidental : l'Alhambra ; « La Rouge » en arabe, le cite touristique « number one » in Spain. Dominant la ville sur sa butte, avec vue imprenable sur la Sierra enneigée.

Photo.



Enorme forteresse ceinturée par plus de 2 bornes de murailles, elle comprend en fait plein de trucs : un fort l'Alcazaba du XIIIes, les jardins du Generalife et du Partal, les fameux palais Nasrides, mais aussi la cathédrale Sta Maria et l'étonnant palais catho de Charles Quint.

D'abord le fort l'Alcazaba avec des vues surprenantes sur les quartiers en contrebas de l'Albaicin, et sur Brigitte aussi.


Alcazaba


Brigitabracadabra.

La vieille forteresse.

Le cadre est superbe agrémenté d'une flore sublime, avec en point d'orgue les jardins du Partal.

 
Le Partal                                         tarc

Et surtout du Generalife avec ses roseraies, qu'il serait peut être opportun de visiter un peu plus tard en saison. (on ne peut pas tout avoir).


Le Generalife.



Le Generalife, était le coin vacances des Nasrides qui venaient ici en toute discrétion avec leur petite famille (les 300 femmes et 2544 gosses...) prendre quelque repos bien mérité.
C'est ici que naît une source incroyable capable d'assumer non seulement l'arrosage, ainsi que les besoins des palais, églises, fort, et quelques milliers d'occupants (hiver comme été).



Les Palais Nasrides, merveille de l'art hispano-arabe où les cours, les patios, les salles, révèlent tout le savoir, la douceur, la sérénité de l'époque. Les archi d'intérieur d'alors avaient le sens des proportions, des volumes, mariaient savamment plantes, arbres, fleurs, mosaïques, bois peints, plafonds sculptés, arabesques et sculptures afin de rendre ces espaces, où l'eau court, circule, rafraîchit, bruisse de partout, dignes des princes.



Palais des Nasrides.


Plafond d'une salle du palais.

 

C'est sûr qu'après tout ce raffinement, le palais de Charles Quint, s'il en impose de par sa stature, parait un tantinet mastoc et brut de décoffrage. Bien que la cour intérieure soit assez élégante.

 
Palais de Charles Quint.



Derniers coups d'oeil complices.

Les jardins du Serail.

L'eglise Santa Maria.

 

Quand on sort de cette visite, on reste sous le charme des palais Nasrides, dans cet Eden floral, aux pieds des Monts tout vêtus de blanc.




Voilà pour Grenade, mais avant de vous mener dans les Alpujaras, je vais me faire une petite Cania (mousse, .. pression,.. bière) car à force de pianoter j'ai la glotte déshydratée.

Je reviens dans cinq minutes..


Les Alpujaras, la région à l'adret de la Sierra Nevada, sillonnée par des petites routes de montagne, et parsemée de jolis petits villages qui ont beaucoup de charme. Hauts lieux des rando, vers les cimes Nevadesques, le Velata, le Mulhacen à plus de 3000.

Le pittoresque vient du fait ,

1) qu'il s'agit d'une région spécialisée dans la préparation des jambons crus, séchés, alors qu' il n'y a aucun élevage dans les parages, et

2) dans l'architecture des villages faits de maisons à toits plats type chérifien, zarbi pour des cités qui se situent à plus de 1000 m et donc parfois enneigées.


Fabrique de jambon et pharmacie.


Les toits plats des Alpujaras.

 

 

 

En tant que voileux, adepte des énergies écolo, je suis allé regarder de près les éoliennes qui s'élancent vers le ciel afin de capter les dires d'Eole sur toute la région.

Sacré ventilo...Elles sont énormes, impossible d'en faucher une pour la Licorne... 


Look at the coche en bas au pied du mostre.... le pointnoir à cotè c'est Brigitte.


 Nous sommes à Lanjaron, premier bourg des Alpujaras.


Les 3 villages de Pampaneira, Bubion et Capileira sont assurément les plus sympa à visiter, au pied du Mont Veleta, ils sont rejoints via un petit trecking de quelques heures qui vaut le parcours.
Ambiance montagnarde, on se croirait à St vagin de Masturbie comme dit mon copain Francis, ou dans le Mercantour. Les bistrots, et commerces sont cools, bien qu'assez onéreux, mais on dégotte un petit hôtel sympa et chip à Bubion.


De gauche a droite Capileira Bubion Pampaneira.


Vue sur Pampaneira.


Vue sur Capileira et le mont Valeta.

Eglise de Bubion.

Balcons fleuris de Pampaneira.

 

 

Autre village à voir Fereirola.




 
Du ramon vachement bon.


Voilà il est temps de rentrer au bercail via la côte plastic et béton. La Licorne nous attend dans sa nouvelle livrée toute fraîche, fin prête pour aller gambader sur les flots avec le rocher comme objectif. Celui des British, Gibraltar sis à quelques 150 milles nautiques d'Aguadulce.

Hasta la vista amigos.











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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 17:04
Mars 2007 : El Andalous
 
Alors l'Andalousie ? comment qu'c'est ? c'est beau ? c'est y chaud ?
Ben l'Andalousie c'est surtout plein de contrastes,  plein de trucs de dingues, plein d'histoire, de conquête, reconquête, de calife, de Charles Quint, de ports, de désert, de neige (j'te jure), de mosquées, de cathédrales, de châteaux, d'Alcazar, de soleil, de vent?.
 
Je m'en vas te conter tout ça.
 
D'abord, vous vous souvenez, nous sommes aux portes d'Alméria à Eau Douce (Aguadulce), où nous bouchonnons, gratons, brossons, lissons, la belle robe de la Licorne.
Pour les fous du carénage, karcher, spatule, disqueuse, puis  Etch primer, VC Tar 2, Trilux 33.
 
Location d'une Seat et première virée que je vais essayer de vous narrer.
 
D'abord le littoral vers Motril le long de la côte andalouse, puis remontée de la région vers Cordoue via Grenade et retour vers le sud en contournant la Sierra Nevada toute enneigée.
 
La côte méditerranéenne : l'horreur, le royaume des 3 P : P comme plastique : tout le littoral est plastifié , incroyable, le plastique grisâtre couvre des kilomètres et des kilomètres carrés de terrains. Nous sommes dans le potager de l'Europe, et tout ce plastoc recouvre les milliers (millions ?) de serres, où l'agriculture est dite intensive.
Cela m'a mis très mal à l'aise, on a l'impression que l''on essaye d'étouffer la terre, le sol qui n'est pas visible. Les hommes sont fous, à voir cette démence on a l'impression que l'homo soit disant sapiens, tente d'asphyxier Gaîa, notre Terre mère.
 
La Terre Plastifièe:
 
 
 
Après La Costa Brava voici La Costa Plastica...
 
 
 
 
Au milieu de cet océan de serres, seuls quelques Pins, et Palmiers (le 2e P) rappelle que la nature existe quelque part en dessous.
Le reste du littoral, est occupé par le 3e P, le parpaing en béton de préférence et quand on enlève des serres ce n'est que pour un projet immobilier, tout à fait dément, tant les bâtiments sont hauts, laids, et près de la mer.
 
Curieuse impression devant cette agriculture très Mad Max, ces complexes immobiliers dédiés aux touristes estivaux, où le regard se porte vite sur la mer afin de retrouver un peu de paysages naturels.
 
Alors question quand même, quand on sait que l'Andalousie est aussi aride que la région de Bagdad ! d'où vient l'eau ? pas de grand fleuve dans ce coin, d'ailleurs le seul est après le détroit et irrigue Séville et Cordoue à plus de 300 Kms. Ce sont de grosses centrales de désalinisation qui assurent l'hydratation de la région. On comprend mieux pourquoi les serres se blottissent uniquement sur le littoral.
 
Donc je résume, « évitez la côte andalouse trop bétonnée, plastifiée, artificielle » et « filez plein nord, dans les terres où se dessine en toile de fond, la fameuse Sierra Nevada, petite cordillère de montagne de 300 Kms, qui détient tout de même le point culminant de l'Espagne.3480 m Al Muhacen.
 
 
Photo
Cette Sierra toujours enneigée l'hiver, cache à ses pieds les Alpujaras, petits villages très prisés des guides, qui je l'espère, devraient être le but d'une prochaine virée.
 
 
 
De Grenade à Cordoue, s'étend la région des Oliviers. Superbes terrains vallonnés où l'arbre est cultivé sur une terre calcaire , blanche, ocre, où cogne dur le soleil, où les cieux déversent rarement ses ondées.
 
 
Les Oliveraies Andalouses:
 
Tous les sols sont cultivés,  pas de zones en jachère, ou laissées sauvage, durant des dizaines et dizaines de kilomètres l'Olivier règne en maître. On comprend mieux pourquoi, devant la Grèce et la Tunisie le pays est premier producteur d'huile d'olive.
 
Chaque petite colline culminant un coin, est le siège d'une église et d'un château. Tel est le cas d'Alcala la Réal avec son église du XVIe malheureusement en restauration.
 Alcala la Rèal:
 
L'approche de Cordoue est témoin d'un incroyable changement de couleur et d'ambiance, on passe du jaune ocre au vert irlandais avec de grands près de céréales. On comprend mieux l'attrait de la cette région par les différents conquistadors, Wisigoth, Vandales, Musulmans, Castillans, et autres chrétiens plus ou moins catholiques. Cordoue est sur le Guadalquivir le grand fleuve andalou, au centre d'une région très fertile.
 
Photos
 
Enfin Cordoue Cordoba 350 Kms au NE d'Alméria, et 160 de Grenade.
 
 
Là il faut faire une pause. Allez boire un café, où une cerveza, car nous entrons dans une cité qui fut probablement la plus importante pour tout l'occident lors du premier millénaire.
 
En effet du VIIIes au XXIes ce nexus cordouan fut le siège où le nombre de découvertes, la quantité de savoir, le niveau culturel, et l'harmonie universelle fut à coup sûr le plus prolifique de notre histoire.
Les progrès réalisés en sciences, astronomie, médecine, géographie, se comptent par centaine, la pensée aristocelienne, le raisonnement de Socrate, la pensée, grecque, les arts musulmans, l'architecture mondiale, sont rentrés en occident, ici à Cordoue lors du califat des Ommayyades.
Les plus grands poètes, musiciens, philosophes, médecins, astronomes, théologiens se sont rencontrés affrontés dans ce creuset culturel. Averroès l'arabe, chantre de la pensée aristocelienne, Maimonides médecin philosophe juif chantre de Socrate et Platon, Ibn Azham poète du Collier de La Colombe, Zyriab le plus grand musicien du Xes, et même le futur pape Sylvestre II sont venus vivre, apprendre, dans cette capitale du savoir.
 
 
Alors, comment une époque bénie des Dieux comme cela, a-t-elle pu voir le jour ? Incroyable creuset où les 3 grandes religions monothéistes ont travaillé de concert, où les théologiens ensemble pour une fois, ont confronté leur pensée à la grande recherche de la Vérité. Ce sont les maîtres des lieux, Abn er'Rhman et ses descendants de la dynastie des Ommayyades, qui par un exceptionnel sens de la tolérance, et une soif de connaissance non moins incroyable ont permis ce quasi miracle.
 
On peut sans trop se mouiller, affirmer que 80% des bases de notre civilisation occidentale sont issues des idées et pensées, découvertes développées à Cordoue durant ce califat. Incroyable moment privilégié de l'histoire, où pour une fois les hommes ont été sensés, ouverts à l'autre, curieux de l'autre. Et ceux pendant au moins 5 siècles de 736 date de la venue des musulmans, à 1236 date de la reconquista par les catho de Cordoue.
 
Alors cette cité  est à parcourir et visiter avec beaucoup de respect. Elle fut la capitale du savoir pendant 5 siècles, la capitale du califat des Ommayyades : EL ANDALOUS.
 
La vieille ville est sympa, les rues y dont claires et douces à parcourir, surtout dans le vieux quartier juif. La Place Tendillas où les heures sont  sonnées par une mélodie.
 
 
 Rue de la Juderia:
Place San Marina con le gran matador, el señor Manolete.
La Plaza Tendillas con El Edificio Union et Fenix de Andalucia:                                                     tarc
 
 
L'Alcazar de los Reyes Christanos est le palais des Rois catho, construit au XIV et son beau parc n'a pas l'ampleur de celui de Séville, mais reste à voir.
 
 L'Alcazar
 
 
Les Jardins de l'Alcazar:
 
Venons-en à la perle de la ville, symbole de cette interaction multiculturelle et théologique, la Mezquita (la mosquée) appelée cathédrale de Cordoue. La plus grande en occident bâtie dès 756 et agrandie jusqu?à l'arrivée des catholiques qui pour une fois n'ont pas rasé le passé, mais transformé la mosquée en Cathédrale.
 
 La Mezquita:                                                                                                         tarça
 
Donc la cour des fontaines pour les ablutions autrefois à l'ombre des palmiers, a sous le caprice d'Isabelle la Catholique (la meuf à Charles Quint,.....?   oups !!! pardon,....Delphine,.....je m'y  trompé... Isabelle la catho c'était le "gran ma" à Charles cinq) grande afficionados de marmelade, été parsemé d'orangers.
 
La Court des Orangers.
 
 
 
Le minaret de la mosquée a été carrément englouti, englobé au sein du clocher de la cathédrale.
 
 
Le clocher minaretde la Mezquita.
 
L'énorme salle des prières, (le clou de la visite),  une merveille d'architecture soutenue par près de mille colonnades bandées de 2 étages d'arc de pierre, regardez plutôt
 
 
 eça.
La grande Salle des priéres.
 
Cette salle à l'époque de la reconquista, s'est vue ornée de chapelles ardentes sur les côtés et d'une chapelle centrale en forme de croix au centre, sans que les perspectives sur la forêt des colonnes et l'admirable Mirhab soit abîmées.
 
 
Photo chapelle
 
 
Bon , look at the Mirhab, c'est l'endroit sacré de la mosquée puisqu'il indique la direction de la Mecque, où tous les fidèles se tournent lors de la prière, c'est une merveille de l'art maure, saupoudrée d'une douce lumière tamisée.
 
Mirhab.
 La douce luñiéredu plafond du Mirhab.
 
 
La sacristie est le lieu du Trésor de la cathé, où siège un ostensoir assez imposant, et les reliques.
 
 La Sacristie.
 
 
Bon, je reviens à cette salle pour vous dire, combien la lumière, l'ambiance, le silence, vous plonge dans un espace privilégié, où sérénité et harmonie sont de mise. On déambule dans cette myriade de colonnes avec un plaisir délicieux.
Je vous laisse gambader et déambuler dans ce petit Eden, où quelque part entre 2 colonnes, derrière une chapelle sûrement, Jésus et Allah doivent taper le carton et boire un coup en parlant de l'Avenir.
 
 
 
 
 
 
 Que la Paix vous accompagne, et les Dieux vous guident.
 
A bientôt.
 
 
 
 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 17:47

Baléares Andalousie. Février 2007.


Après des fêtes passées en famille en France, un petit rempla de mon pote Francis, ce sont les retrouvailles avec Dame Licorne que je retrouve dans son petit nid, dans la superbe marina de Botafoc, dans la rade d'Eivissa (Ibiza en catalan).


Le team d'origine à retrouver son effectif, avec en bosco, second, mousse et cuistot Brigitte, et écrivaillon, skipper, captain, navigateur et faiseur de blog, ego.

La météo et quelques pannes minimes, le groupe d'eau notamment ont retardé l'envol vers l'Espagne. On en profite pour vérifier que les prix ici en vue d'un carénage sont équivalents à ceux pratiquer à Cannes, et surtout pour louer un scoot qui nous permet de faire un petit tour de l'île, que je vous propose de partager.

Nous avons déambulé que dans la partie nord de l'île où nous avons été charmé par la douceur du climat, nous sommes en février et je pilote le scooter sans aucune protection aux mains. La nature est déjà printanière avec des amandiers en fleurs, des champs de luzerne coloriant de jaune les prairies où palmiers, et caroubiers dominent.


Amandier


Caroubier habite.


Luzerne et amandiers en fleur.

Les villages sont tout de blanc vêtus et sont souvent agglutinés autour d'une église, et patronés par un Saint patron qui identifie la cité. On traverse ainsi Sant Rafel, Sant Eularia, Sant Miguel, Sant Vicent.
Ces églises souvent modestes datent du XVe XVIe, XVIIe siècle , ont un petit côté america del sur, et toutes sont blanchies à la chaux.


Sant Eulalia


Sant Llorenz

Sant Juan

Sant Miguel et notre superbe 125

Nous rejoignons la côte au port de pêche traditionnel à la plage de Pou des Lleo, photo, où sont tirés les pointus à la main, les tours aragonaises jalonnent la côte et font le joint avec les îles de méditerranéennes (toutes sont ceinturés de ces tours de guet qu'elles soient aragonaises, génoises, turques, phéniciennes, )

 
Le port Pou des Lleo

Tour Aragonaise

Les mas et fermes sont maintenant remplacés par des belles propriétés rachetés par les touristes étrangers. Rares sont les bâtisses comme ici à Can Pere Mosson près de San Llorenz de Balafia.

Mas Bafalia


Un petit coup d´oeil à l´île de Tomago visitée il y a déjà 7 ans, et qui avait abrité La Licorne d`un sérieux coup d´Eole.

Visite d´un beau moulin à Puig d´En Valls qui rappelle les belles éoliennes grecques.

Puig dÉn Valls.

Voili les routes scootérisées sur l´ìle.


 

Allez il est temps de décoller, de retrouver Neptune Nérée sous les bons hospices de Zeus.

Le programme prévoie 250 Milles pour rallier Almérimar sur la côte sud espagnole à 350 Kms de la sortie, le grand rocher alias Gilbraltar.

Les prévisions météo nous promettent 3 jours de vents portants. C'est reparti, La Licorne est contente et s'ébroue comme un yearling. 

On décolle en fin de journée  salué par Amon Ra.



Finalement nous n'avons eut que quelques heures de vents favorables, et c'est au bon plein et surtout au près que le parcours se fera. La traversée est marquée par une rencontre assez extraordinaire où notre route croise une superbe tortue marine d'au moins 1 mètre, que malheureusement je n'ai pas eut le temps de numériser .

Accueuilli par les pècheurs on relâche au Cap Palos sur la côte espagnole juste au sud de la lagune bétonnée de Mar Menor en espérant qu'Eole accepte de se mettre en accord avec Météo France.


Phare del Cabo Palos.


La lagune bètonnèe de Mar Minor (un massacre...)

 

 

 

Malheureusement le divorce est consommé entre prèvisions et réalité, et nous faisons des mouillages à l'abris de chaque cap qui montre son nez, Cap Tinoso sous la protection des pétroliers devant Cartagène,, le Monte Cope avec sa curieuse tour et Puerto Genoves , belle plage juste au nord de Cap Gata l'extrémité Sud Est de la péninsule ibérique.


Cap Tinoso,

Si le soleil ne nous a pas abandonné durant ces quelques 6 jours de virée, la pluie n'a menacé que les premiers jours, et la température a toujours était clémente (normal...avec brigitte).

Finalement c'est enfin par vent portant que ce fait la dernière ligne droite qui nous fait rallier Aguadulce dans la baie d'Alméria.






La Capitainerie du Port d'Aguadulce.

 

C'est ici que nous allons caréner La Licorne.

 

Je vous quitte en passant tel le condor sur la pyramide aztèque....

en fait j'aime bien ce clichè et ne savais trop où le caser.....

A bientòt pour vous narrer l'histoire del Andalous....

Je vous laisse en compagnie de la carte qui visualise nos quelques bientòt 2.000 milles nautiques depuis Cannes.

 


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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 14:58
La Tunisie




Boucle Sousse Kairouan El Jem Mahdia Monastir.

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 16:34

TUNISIE, Tabarka 25 novembre 2006 17H30.

Voici mon journal de bord , ou du moins quelques clichés de vie depuis mon retour de France.

 


Dieu merci la Licorne, reste accueillante, son carré chaleureux me câline le moral qui est en berne. La solitude décidément n'est pas mon truc. Déjà une bière ds le coco, a l'écoute d'Europe 1, après avoir zappé RMC et son TOC-foot pénible.

 
La France à battue d'un petit point les Pumas cet après midi en rugby. Au moins une bonne nouvelle. 



Dimanche 26 Nov 2006.

Lever ss but 7H30 , gym ss entrain... Petit déj ss faim, .....
Je vais voir si je tiens ici qq temps en solo, avec un carénage à la clé, ou si je décolle vers les Baléares afin de me donner l'illusion que je peux avancer encore.



Le 27 Nov Tabarka

Je ne suis pas allé à la zone technique, juste voir la météo au cyber café qui prévoie E SE jusqu-au Baléares pdt plusieurs jours.  C'est tout bon.

J'ai trop les boules pour attendre je décolle après formalités et plein de flotte.

Après tout ce n'est qu'à environs 310 Milles soit environs 550 Kms,  .... hein avec de bonnes palmes; .... non ça ne vous tente pas ?



Vent evidément ds le pif NW contrairement aux prév.

 

Salut Tabarka, M'slama sidi, Salut la Tunisie, vamos con Dio alla playa di Ibiza.


Je file sur la Galite plein N au prés serré. Pendant qq heures avant de faire route directe au moteur.


La bascule d'Est aura lieu finalement le soir vers 20H et durera tte la nuit.

Nuit chagrine où ttes les heures je me lève, je n'ai pas beaucoup fermé l'oeil, beaucoup pensé aux .."terriens"

Le 28 Nov 2006 09H00 locale, à 100 MN de Tabarka 200 de Porto Colomb a Majorque.


Je pensais qu'en mer avec La Licorne en solo, les dauphins, le soleil au couché, le plancton incroyable cette nuit, les étoiles filantes comme jamais, j'allais retrouvé un peu de calme et sérénité. Que nenni mon bon page,ce matin  après 20 h de nav  je me sens toujours aussi prolixe,... à partager mes impressions, j'en arrive presque à parler à mes mains, ...mais ça va s'arranger.  




Je m'explique, cette nuit j'ai vécu 2 événements qui sont assez exceptionnels ; d'abord, une étoile filante qui a parcourue une bonne moitié du ciel pendant au moins 2 voire 3 secondes, jamais je n'avais assister à un tel spectacle, (évidemment j'ai fait un voeux à la con...)

2e fait marquant : le sillage de La Licorne s'est tout à coup éclairé d'une myriade de boules et traînées phosphorescentes, comme un feu d'artifice en pleine eau, l'étrave soulevait des gerbes de lumière, jamais le plancton ne m'avait fait don de pareil spectacle ! 

Et bien je n'ai trouvé que mon clavier d'ordo à qui temoigner ce pestacle....




29 Nov 14h a 60 Mn de Porto Colom, àplus de 250 milles de Tabarka la tunisienne.

Moment asynchrone, assis dans le carré branlé avec une belle gite, tribord amure à plus de 6 nds, La Licorne tape dur dans la vague au bon plein, mais semble ravie de foncer ainsi dans la brise. Brassens au dessus de moi entonne « Putain de toi », tout est parterre, c'est le souk à bord, quel contraste avec cette nuit où une mer d'huile avec un ciel étoilé était parcouru de gros nuages qui diffusait la laiteuse lueur de la lune, assez impressionnant , pas un souffle d'air.

Seul le moteur qui ronronnait me disait que je n'étais pas mort... arrêté au milieu de nulle part, seul devant l'inéluctable,... Je savais après plus de 25 ans de pratique médicale à côtoyer miasme, souffrance, douleur, maladie, accident, et autre petit agrément réservé par la vie, que la grande leçon est l'acceptation de cette solitude devant la mort, la maladie.
Il me faut arrivé à 55 ans pour apprendre qu'il est faut aussi affronté la solitude du coeur esseulé. Ayant toujours eu la chance d'être accompagné lors de ma route et plutôt fort agréablement et joliment, je me retrouve seul au milieu de la Méditerranée, en pleine nuit sans aucun souffle de vent, sans aucun souffle de vie, où le temps semble s'être arrêté.. à penser à cet état de fait. S'agit-il d'une pause nécessaire à réfléchir à une éventuelle finalité de ce moment ? de mon parcours ? de mon aventure avec ... Qui ?
Plus de 36 heures au côté de ma Licorne qui partage avec moi cet instant calmement.


Je comprends mieux maintenant les sentiments anthromorphiques que portent les marins à leur nef, leur navire, leur bateau, qui semblent seuls à comprendre leur état d'âmes, leur vague à l'âme.


Le reste de la nuit je l'ai confié au destin et à la technique, autrement dit mon détecteur de radar dont la mission est de m'éviter l'abordage d'un gros tanker ou autre pétrolier. Mais je suis serein, et il faut que je dorme un peu. Je confie les rennes à La Licorne. Et puis je fais mienne cette profonde pensée philosophique des chauffeurs de taxi ivoiriens " Aujourd'hui... m'en fou la mort"

Et ce matin tout d'un coup au loin un horizon tout blanc d'écume alors que La Licorne se prélasse dans la marre, Eole arrive en coup de poing , j'ai juste le temps de me préparer à prendre une grande gifle. Heureusement j'ai déjà pris un ris pour la nuit bien que la météo prévoyait un NE de force 3.

20, 25, 30 rafales à 35 noeuds, La Licorne se couche mais le NE annoncé est un vrai nordet qui m'oblige à serrer, donc ça gîte sec, ça mouille itou. Je suis vite trempé, et après une demi heure de bagarre pour mettre sur le bon cap La Licorne, la météo m'annonçant un renforcement ds la journée, je pense qu'un 2e ris est de mise. Comme j'ai le rail de fargue dans l'eau même au bon plein, je décide de me mettre à la cape pour prendre tranquilou mon 2e ris, et peut être même arrisé la trinquette. La mise à la cape dans une bonne houle de plus d'un mètre et demi, demande l'appui du moteur. Malheureusement la bosse de ris casse et je ne peux réduire.
Tant pis je sais que je peux encaisser force 7 avec tout dehors, alors avec un ris je devrais même en solo passé.



Le 29 Novembre 2006 22H00 Porto Colom arrivée by night and moon.

Moins de 8H00 pour faire les 60 derniers miles, La Licorne à bien allongée sa foulée, presque 8 noeuds de moyenne c'est exceptionnel, mais le vent ayant tourné au NE c'est par vent de travers et même largue que j'ai parcouru cette fin de nav en surf et solo.

L'arrivée est un peu olé olé, 2 m de creux le moteur et le pilote n'arrive pas à maintenir, le temps d'affaler la trinquette, ma Licorne dans le lit du vent. Je finis par mettre foc à contre et pilote sur le vent et me bats pour étouffer la trinquette, il n'y a pourtant que 20-25 Nds de vent.

A moins de 500 m du goulet d'entrée toujours branlé par la houle, j'ai plus de facilité à affaler la GV, la rentrée dans la rade au radar est heureusement éclairé par ce quart de lune bien venu. Je pose la pioche à droite, bien m'en a pris car il y a une fourre de bateaux sur corps morts à bâbord du chenal et aucun n'a de feu de mouillage. Je suis devant la plage bien a l'abris.

Petits coups de fil aux terriens qui gentiment accueillent mon arrivée après cette belle calvacade solitaire, .

Le beau Phare de Porto Colom

 


Voili, j'ai fait quand même une belle nav en solo, pas de quoi porté la boucle d'oreille réservée aux cap horniers, mais bon il faut la mener La belle Licorne sur les ondes.

Le 30 Novembre 2006, Porto Colom

Je range un tantinet La Licorne, après le bordel de la chevauchée d'hier, pas trop de casse finalement, si ce n'est cette bosse de ris ( et non pas de rire, marin d'eau douce...).

Je mets l'annexe à l'eau , trime pour faire parler le hors-bord, et file dans la rade à la recherche de Soupe et Pipes, le boat des potos rencontres a Tabarka.. Il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas aujourd'hui que je vais avoir une longue conversation avec un « autre ». La capitainerie, me confirme le départ de Michel il y a déjà qq jours, et m'averti de l'absence de place au port et au mouillage sur corps-morts du fait de travaux de dragage en cours. Heureusement la plage où j'ai jeté et mon dévolu hier soir, et ma pioche, ne semble pas être concerné. Va falloir se priver de 220V et d'une bonne rincée d'eau douce pour ma Licorne.


Porto Colom est déserté nombres de bars, magasins, sont "cerrado" à cette époque. Je fini par dégoter un plan à l'officina de turisme et dénichent 3 cyber cafés, ouverts l'après-midi. Quelques emplettes dont du lomo, et des fruits .

Je fais un vrai déjeuner avec ma coryphène pêchée avant-hier, fritte dans huile d'olive et aulx. Surprenant, c'est non seulement mangeable mais bon . Fromage raisin café. Après 3 jours de biscuits, barres chocolatées, et autres jus de fruit ça réconforte.



Je ne sais trop quoi foutre de ma carcasse ici. Va falloir réfléchir.

Cyber café 2 euros /h  pas de news directe des potos, ils sont d'après leur blog partis sur Valencia, puis vers Gibraltar. J'en fais mon deuil.

 

 

 Je traîne dans les rues en fin de journée il fait jour un peu plus tôt. Je bois une cervezza ds un des rares troquets open, la barwoman me branche, ma no entiende mas el catstellano et encore moins le catalan... Je décampe. . Je fais un petit tour du côté de La Colonia et son église. J'y ai vue au moins 3 personnes en une heure, le catalan baléarien colonien est en voie de disparition va falloir que j'avertisse Hulot  et les verts...Retour en axe vers la douce Licorne, qui sagement m'attend

 

 

 

La Colonia, troupeau de pointus.

Repas, double film dont  phonegame avec Whitecare pas mal. Et dodo solo bobo.

 

 

 

 

 

 

Le 1er décembre 2006 Porto Colom.

 

 Je me réveille avec une évidencen vue la densité de la faune locale, je vais peut être aller faire un tour non pas du côté de chez Swan, mais du côté d'Ibiza, si la météo, Neptune et Eole sont de pair.  J'en ai rien à foutre de Majorque en solo. Autant aller dans un lieu réputé débauché... En Nov la débauche doit être quiescente, mais ce sera tjs mieux qu'ici.

 

 

 

Il fait beau, je passe la matinée à refaire ma bosse de ris, heureusement que j'arrive encore à cogiter, car lors du pet j'ai enlevé la bosse cassée et n'ai donc plus de guide ds la bôme... couillon de la lune !

Finalement c'est l'ennemi de l'homme et de Desproges qui me sauve, je veux parler du cintre, ou plutôt des cintres qui me permettent de remettre une bosse à poste.

 

 A 11H  je décolle direct sur la passe. 

La journée en mer n'a pu être que bonne, chaleur a poil le 1er décembre sur le pont,  belle bonite prise après ½ h de pêche comme d'hab. J'ai des protéines à revendre.

 

 

 

Je ne sais pas encore si je vais sur Sta Eulalia ou Ibiza et ses 3 marinas ? mais avec un peu de chance, demain il fera jour ?.

 

 

 

NUIT du 1er au 2 Décembre entre Majorque et Ibiza.

 

 

 

Et bien, ce n'est pas sûr du tout que demain il fasse jour...

 

 

 

Ca sonne sec, le Mer Veille (détecteur de radar) y va du klaxon !! ça patrouille bcp entre les îles même en décembre. J'ai bien failli me payer un chalut chalutant qui n'avait pas branché son radar. Du coup pas d'alarme et c'est un petit coup d'oeil salvateur, à moins que ce ne soit La licorne ou Neptune qui m'ont sauvé la mise et de l'abordage.

 

 

 

Puis à 50 MN d'Ibiza en plein milieu du parcours, le vent faibli de plus en plus et j'en appelle au moteur, après qq minutes, pouf  pouf .. pouf ...pouf......pouf.

 

 

 

(Bon: appartéé : j'en vois qui tiquent encore lorsqu'ils lisent Nds Noeuds, Mille Nautiques, Mn ou MN ; alors pour la dernière fois je vous raconte : 1 Mille = 1.8 Km ; 1 Noeud c'est la vitesse  = 1 Mn / heure soi environs 2 Km/h OK ? fin de l'appartée)

 

 

 

Je reprends, pouf,.. pouf... pouf.

Tiens qu'est-ce ? que n'entends-je ? plus rien . ?  NON  j'y crois pas je suis déjà à sec  !!

Petit tour sur la table à carte, au livre de bord,... 120 heures de moteur à   4.5 l/h ça fait bien les 500 litres mis à Yasmine.... Bon j'espère qu'il en reste un chouia dans le réservoir bâbord ...  Wallou !  Merde suis à sec itou...... Bon, Euh ... Eh... Eole tu viens .. ?

 

 J'ai beau lui faire de nouvelles offrandes (scotch , et incantations Cheyenne et vaudou), il dort le dieu des vents, il roupille un max, et moi et ma Licorne on se traîne à 2 Nds comme in pédibus.

 

 

 

 Bon,  il parait que la voile c'est l'école de la patience.... je ne sais, par contre grande pourvoyeuse de trou ds l'estomac, ça sûrement..... Je ne sais où ai-je foutu mon Inexium?

 

 

 

Dans le petit temps, on est toujours en train de manoeuvrer pour profiter du moindre souffle d'air. L'avait raison le grand Tabarly, quand il disait que c'était épuisant et qu'il préférait un bon baston, car « au moins y a rien d'autre à faire que de se planquer dans la bannette et roupiller » Bon faut pouvoir dormir dans un shaker, mais c'était Tabarly, normal.

 

 

 

6 NDS de vent réel ,   on reprend de la vitesse 2, puis  2.1 puis 2.2 puis 2 .4 ,   2.5  ouawou super plus que 20 heures pour rejoindre Ibiza...2.7.. 2.9,....  2.7 ?,  2.2 .??.. 1.8 ????  quoi,  QUOI encore !!!!,  (The captain says WHAT ?)

Merde j'ai embarqué dans ma folle course, une balise qui s'est entortillée autour de la dérive, faisant chuter brutalement la folle vitesse de ma nef .. plus d'une heure à essayer de me libérer de ce beau fanion, cette tendre bouée.. Je n'arrive pas à m'en défaire:.... au moins une qui ne veut pas me lâcher..... Non je déc,..... Enfin, déconne... pas tant que ça...

Sans moteur, à la voile on ne peut reculer je tente virement de bord,.. rien,  toutes les allures, je n?arrive qu'à  faire un beau cocotier dans mon génois autour de mon étai de trinquette ; Super ....

 

 

 

C'est la baume, que je relève avec la balancine qui soulève suffisamment la balise pour que je puisse with my super Leatherman (canif de marin costaud,... le couteau pas le marin), couper le bout.  Enfin libre, « Vas-t-en eh ?Salop? !!! »

 

 

 

Bon le cocotier maintenant.  Re vire de bord, remonte au vent, tire comme un sourd sur la toile, ça y est on est clair, tout est clair. «  Vais boire un coup, moi, j'ai soif « Non pas tout seul !,  avec La Licorne, qui me remercie de l'avoir libérée, d'Eole qui a du mal à se réveiller, Neptune, qui me berce de son petit clapot.

Il est 2 heures du matin ça fait 3 heures que je n'ai plus de moteur et j'ai parcouru 6 Miles ( à peine plus de 10 Kms).

 

 

 

Je reprend un tour de garde, avec réveil toutes les heures afin de ne pas en rajouter en cette douce nuit en solo.

 

 

 

Le 2 décembre de l'an de grâce 2006.

 

 

 

Pas mal Ibiza,.. vue d'ici.... On voit bien la citadelle qui se dessine sur le beau ciel bleu,... ça fait bien 3 heures que je la lorgne la belle forteresse, je suis scotchée à quelques encablures de la belle, et je vais la rejoindre,...bientôt,... j'espère...

Tiens y a de sacrés rafiots qui rentrent par la passe, va falloir qu'ils me voient si je déboule à cette allure (1/2 Noeuds.)  sinon je sens que je  vais tâter le sable de la rade d'Ibiza.

 

Midi et demi 25 heures de mer avant de mettre la pioche au pied de la citadelle pour 100 milles de nav, pas mal.

 

 

 

(pour les terriens la pioche , c'est l'ancre, pas l'encre. La baume c'est l'espar horizontal qui part du mat et tient le bord inferieur (bordure) de la voile. La balancine, c'est un bout (cordage) qui tient en l'air la baume. Une encablure égale environs 200 mètres soit 120 brasses

La mer c'est la grande étendue de flotte que vous voyez le long des golfes clairs, sur la côte...).

 

 

 

 

 Bon je vous montre quand même Ibiza Eivissa en Catalan avec quelques photos prises vraiment au hasard.

 

 

 

 

Arrivée au pas, au pas, au pas.

La citadelle

L'entrée du port.

Ibiza Quartier du Port

Bon je vous quitte A+.

 

 

 

 














 

 

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 19:07

Novembre 2006 : Le Secret de La Licorne,…
 
Comment se fait-ce ? que ce passe-t-il ? voilà t’y pas plusieurs mois qu’il est en escale en Tunisie,…. L’a coulé La Licorne ?? l’est échouée ? l’a trouvé un petit nid douillet en terre punique ? un palais à Carthage ? une oasis dans le grand sud ? une belle plage bien stringuée à Djerba ? une méharée en route pour le Ténéré ? un regard de braise souligné de Kôl ? L‘est peut être tombé sur Tom Cruise ? … eh les gars , Stop !!!!


J’ai pas coulé, j’ai pas noyé, j’ai pas nidifié, je n’ai pas non plus élu domicile dans un harem d’un palais des mille et une nuits (je n’ai pas trouvé…), et puis Djerba ce n’est pas Coppa Cabana, et en plus je n’y suis même pas allé,…. Alors stop ! Stop aux délires, et phantasmes.


Je vous résume la chevauchée de La Licorne, départ Mi mai , un mois à flâner sur la belle côte occidentale de l’île de beauté, un autre mois pour caboter sur l’orientale sarde, un mois de juillet en Tunisie, puis premier break pour un petit mois de boulot en métropole.
Bon , je vous l’accorde il y a eut quand même le fait qu’en cours de route j’ai pommé mon second,… si, si j’t’assure, je me suis retourné ?? et puis il n’y avait plus personne à bord !! j’étais en solo, là tout d’un coup … !! la mer est cruelle…. et l’épaule douloureuse…… mais j’ai survécu…..( mon second aussi rassurez-vous, Brigitte se porte comme un charme).


Donc en septembre retour on board avec Sophie ma fille unique (avec son frère unique lui aussi), et en tous les cas préférée , pour une mini croisière vers le sud , Sfax et la région de Tozeur (cf dernier article). Au départ Djerba était visée, mais Éole Neptune et Cie en ont décidé ainsi. Trop court 10 jours, si vous voulez mon avis, et désirez venir un jour à bord, prévoyez 2 semaines mini, et au mieux 3 ou 4, pour amortir les aléas de dame Météo.


Après les coups de Zef, Zeus et Zéphyr , c’est un petit coup de blues, qui m’a ramené mi septembre en France ; Hammamet en arrière saison, et aussi accueillante que Maubeuge à la Toussaints…quand il pleut, … et fait froid…. le soir… à la tombée du jour… d’ailleurs c’est tellement triste que le matin même celui-ci hésite à se lever,… le jour, tu suis Oui !


Donc cure de copains, amis, parents, et autres gourmandises, et me voili reparti survolant Mare Nostrum, la Grande Flaque, la belle Bleue,… etc etc, vers Hammamet. Le moral va beaucoup mieux… faut dire que j’ai dans les bagages ramené une petite girelle aux yeux caraïbes qui a tout ce qu’il faut pour égayer une petite croisière.


Donc en Octobre c’est une nouvelle virée au grès du vent cette fois, qui après moult offrandes et libations à bien daigné souffler dans notre sens. La Licorne est ravie, et on navigue entre Hammamet Sousse et le Cap Bon, la Baie de Tunis. Zeus nous gratifie d’un beau soleil, et a ranger au placard éclairs, tonnerre et autre orage en tout genre.
Tient, assez pianoter, je vous montre quelques vues de cités déjà visitées, juste pour le plaisir des yeux… 
      

Le bleu de Sidi Bou Saîd

La café des Nattes.

Colisée d'El Jem


Sousse Mosquée

        

 

Durant le séjour, 2 nouvelles escales, une à Kelibia sous le cap Bon, sympa port de pêche hors des circuits touristiques, où nous traînons une petite semaine. Dominée par sa belle forteresse, possède un quartier chic appelée Kelibia la blanche qui jouxte une superbe plage de sable blanc, fréquentée par une faune typique…

Citadelle Byzantine de Kelibia

 Voci kelibia la Blanche et sa belle plage:

 

Y va où lui avec son vélo ??


Faune typique...

 


Nous faisons la connaissance de Jeff et sa Carmen sarde, qui cabotent sur un 10 m en méditerranée, d’Allan et son beau bateau de pêcheur écossais au nom évocateur d’Oban (pour les connaisseurs de whisky tourbé). Allan est accompagné d’un french dog, très convivial et polyglotte : Icare.

Oban et La Licorne


Semaine sympa qui nous pousse à tenter l’aventure de la grande traversée vers les Baléares, puisqu’Eole est avec nous, 500 miles nous séparent d’Ibiza, cela fait une bonne trotte.
Nous décollons par un bon vent se sud ouest, qui va nous pousser jusqu’à l’île de la Galite sur la côte nord de la Tunisie.

Nous y faisons escale après 24 heures de bonne brise et 150 milles au compteur. L’arrivée de nuit par 35 noeuds de vent au radar, est un peu olé olé, mais je trouve une place entre bourrasques et cailloux qui poussent bien dans le coin. Car si La Licorne s’ébroue dans sa litière, si le captain est ravi de la course suivie, le petit mousse à bord n’est pas au mieux. C’est sûr que des creux de 3 mètres par vent arrière, ça roule, ça roule, et ma poule en est chavirée, ce qui n’est le cas de La Licorne je vous rassure…


Faut dire aussi que comme baptême de traversée j’aurais pu choisir plus cool, mais fin octobre en Méd, ç’est duraille de trouver pètole dans le coin.


Le lendemain, une escale à Tabarka sur la côte nord tunisienne à la frontière algérienne, est de mise afin de finir le séjour de façon un peu plus sereine.
Et c’est donc ainsi que La Licorne découvre Tabarka capitale du corail rouge, renommée pour ses aiguilles de rocher, et son fort génois juché sur la presque île.


C’est vraiment une bonne escale car outre la remise en état de l’équipage, qui a bien fini par arrêté de baptiser le carré, le ponton, le cockpit, ….la cale aussi….Tabarka est une petite ville douce et sereine, où il fait bon flâner et déguster un Chaouarma sur ses bancs, le soir la température est douce, la plage magnifique, les gens gentils.

Le fort sur la presque île est complètement grimé en forteresse romaine, maquillé de stuc et autre carton pâte, en vue de film péplum.


Forteresse Genoise.

De plus nous rencontrons un bateau ami, un bateau copain, encore inconnu la veille, mais que nous semblons connaître depuis toujours. Michel, Philippe et Charly sur Soup & Pipes, superbe Damien II gréé en goélette fait du gringue à La Licorne et ça marche.

La Licorne et Soupe & Pipes.

Michel et Philippe

Rencontre rare, et sympa, qui font tout le charme du voyage. Soirées pour le moins conviviales, bien arrosée de rhum , et autres breuvages que Bacchus n’aurait pas reniés, petits plat s bien mijotés. Le soir à Tabarka il fait bon vivre sur les quais, même si cela devient dangereux de circuler à 2 heures du mat, tant la mer est calme et le ponton déchaîné.. De plus on y rencontre des gens, que dis-je, des femmes louches… j’te jure. Pas voilées, non pas vraiment, mais pas nette, nette la démarche, même qu’il faut parfois les porter, j’te rejure.
 
 Donc Tabarka, on aime.
Les aiguilles au couché sont très joliment colorées,  et en VTT nous découvrons l’abominable cirque bétonné où chaque année se déroule le festival Jazz ( en fait Tabarka c’est la version Tunisienne de la pinède d’Antibes). C’est tellement moche que de photo n’en verrez pas..


 Les Aiguilles de Tabarka.

 

On en profite pour faire une petite virée dans le coin, visitons EL Kef et les belles forets d’Euca et chênes liège. Nous sommes dans la partie montagneuse de la Tunisie où l’Atlas vient finir sa course magrébine après avoir traversé les 3 pays que sont Maroc, Algérie et Tunisie. Les hauteurs n’atteignent que 1500 mètres d’altitude, mais il fait bon s’y promener.  Le paysage est valloné et très varié , avec de belles campagnes bien colorées, bigarrées.


Campagnes du Nord de la Tunisie.

 

 

El Kef domine une belle plaine agricole.


Mosquée d'El Kef.

 

 

La vie dans la région reste sereine, dominée par la vie agricole et l’élevage. On rencontre moult carrioles tirées par des ânes, des bourricots, des mulets ou autres bardots, qui en font tout le charme. Ici on sait donner du temps au temps.

 

 

 

"l'est pas belle la vie ...!!!"

 

 

Nous sommes loin de l’aéroport de Tunis très actuel, qui dès demain sera notre lot.

 

Car la croisière se termine, ….. Les copains ont largués les aussières pour les Baléares, mon équipage a des velléités de mutinerie….. Ainsi va la vie.

 

Pour finir voici ce que donne la virée tunisienne et punique sur une carte. Reste tout le grand sud qui certainement sera au programme de la prochaine circumnavigation,. Si j’ai pas coulé… si les dieux accompagnent La Licorne. (Que Tanit et Baal Hammon soient de mèche avec Allah.)

 

 

 

 

Et peut être si j’arrive à mettre un nom sur la mystérieuse girelle qui accompagnera cette odyssée…. ?

 

PS : Allez pour finir,juste un petit couché de soleil pour le fun.  A bientôt.......

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 23:11

 

Tunisie suite Septembre 2006 :
 
Je vous est laissé fin juillet dans le port de Yasmine Hammamet (jumelé au port de Golfe Juan), après une virée dans les belles villes du Sahel Sousse, Monastir, Kairouan, et El Jem. Port où La Licorne s’est reposé durant tout le mois d’Août.


Vous vous souvenez de la célèbre marina truffée de superbes hôtels:

 
 



 

Après un mois de boulot en août à Mouans Sartoux, où j’ai eu plaisir à retrouver la famille, les potos, et les patients,.. j’ai retrouvé avec Sophie ma fille préférée,et sa cop’s Cecilia

, début septembre mon fringant destrier, qui piaffer d’impatience pour reprendre la mer.
 
Parti d’Hammamet, plein sud avec Éole toujours contraire à notre destinée, acoquiné cette fois avec Zeus qui nous a gratifié de nombres orages et éclairs sur notre route vers les îles Kerkennah. Ces îles plates  longent la côte nord est du golfe de Gabes, pourtant distantes de plusieurs Kms (de 20 à 35 Kms) , elles restent difficilement accessibles du fait d’une profondeur d’eau faible.
A plus de 2 Kms il reste poins d’un mètre d’eau… à tel point qu’un chenal balisé et dragué régulièrement sur 40 Kms de long permet aux petits bateaux de moins de 4 m de tirant d’eau de rallier Sfax, le grand port du coin sur le continent.
 
Ce chenal est envahi d’algues vertes qui flottent comme sur la mer des Sargasses, et ont un gros avantage, celui d’amortir la houle qui vient du grand large. Donc ce chenal est le plus souvent tel un grand lac quelque soit les conditions météo. Et c’est pourquoi je pointe le nez de La Licorne, après plus de 20 heures de torgnoles.  Content d’offrir un peu de repos et calme aux filles, qui je dois l’avouer sont restées stoïques et courageuses.
 
Décidément il est vrai que le bateau n’est guère compatible avec quelques jours de plaisance. Il faut du temps, pour faire de belles Nav, et de préférence du « beau » temps.
 
Donc 24 H de repos entre les îles que l’on n’aperçoit même pas dans l’est.

Puis nous filons vers Sfax, le plus grand port de pêche tunisien. Je tiens à rester hors du port, et prétends une avarie moteur aux autorités, Garde Nationale, Police des frontières, Douanes, afin de décliner leur pression à venir m’amarrer au port de pêche. Je suis content de cette ruse car nous avons la joie d’être accompagné par un couple de grand dauphins jusqu’au mouillage à moins d’un mille de l’entrée du port. J’ai même pu pour la première fois me baigner avec eux, malheureusement ne pouvant les voir tourner autour de La Licorne l’eau étant trop trouble, mais Cecilia et Sophie semblaient ravi de cette rencontre. C’est toujours magique et mystérieux de voir évoluer ces superbes machines à nager, qui semblent si proche de nous si proches de notre conscience collective.

Bref petit frisson avec nos amis delphinidés.

Pour la petite histoire, dans le grand port de commerce j’ai la bonne idée de jeter dans une poubelle l’appareil photo, qui va passer une chaude nuit au risque de finir dans une décharge. Mais certains Dieux protègent quand même ce voyage, et c’est avec une certaine joie, que Sophie récupère le Nikon le lendemain.

Sfax donc grand port à la fois commercial où viennent les gros porte containers, et autres pétroliers, et port de pêche où plus de cinquante chalutiers se partagent les quais.

 

(Nous sommes loin des marinas proprettes de Hammamet ou El Kantaoui, ici ça fleure fort la sardine, et les eaux du port sont aussi transparentes et limpides que la soupe aux pois que l’on mange dans le coin. Ça cogne sec, ça débouche même les naseaux de La Licorne, qui comme moi préfère les mouillages, car bien sur notre ruse n’a pu se prolonger et nous accostons en bout de panne, dans le coin des petits pêcheurs.


Ces derniers restent un tantinet réticents à notre venue, et il faut donner son avis sur la politique de Bush au Liban, pour qu’enfin quelques sourires éclairent ces visages burinés par le soleil et le sel. Il faut avouer que je ne me suis guère forcer, pour donner mon avis sur le maître US. (fanatique ma non troppo..).



Donc Sfax ville industrieuse et artisanale n’est guère fréquentée par la gente touristique, et sa médina et se souks ont un petit parfum d’authenticité qui est bien sympa. Je retrouve mes sensations magrébines vécues il y a 30 ans au Maroc. Les filles sont ravies, et nous errons pendant 2 jours dans la deuxième plus grande ville tunisienne. 

Sfax: Entrée de la Médina.

 


Sfax , Sfaxiens dans la médina.

 

Sfax : troupeau de taxis.

 

Nous profitons de cette escale pour louer une auto et filer plein ouest vers le désert, l’oasis de Tozeur, le fameux chott (plateau salé) El Djerid, et les oasis de montagnes.



Bien vite nous sommes tombés sur les vaisseaux les plus souvent rencontrés dans cet océan minéral, à savoir les dromadaires

 

Il faut savoir que le bestiau a une très faible consommation aux cent milles, en flotte… il est par contre gros mangeur et il n’est pas rare dans le Sahara de croiser des caravanes chargées voire surchargées de grosses bales de foin. Fin de la parenthèse.

Tozeur caractérisé par une architecture en torchis est vite parcourue par l’équipe,

Tozeur

comme son oasis de palmiers dattiers.

Palmeraaie de Tozeur.

Nous fonçons maintenant vers le chott grand comme un département, plat comme un lac, sou poudré de sel, il n’a pas la blancheur des lacs salés andins, mais restent le siège de superbes mirages.

 

Le Chott vu du Djebel Mandra.

Nous retournons vers Sfax via les montagnes et leur superbes palmeraies, qui semblent se blottir prés des ravins, et collines ocres du Djebel Mandra (montagne Mandra) Chebika ,

 

Chebika les sources.

Tamerza, 

 . Djebel Manda Oasis de Tamerza.



Après cette petite virée au gout de sable et sel, le retour vers Sfax, puis la navigation sur Hammamet pour ramener à bon port bien sûr les minettes s’est bien entendu fait contre le vent mais sans gros problème.

 
Et c’est donc avec le retour de ma fille préférée que je vous quitte, avec ce beau couché de soleil vu de La Licorne.

 

 










  
  
  

 

 

 

 

 

 

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 13:40
27 Juillet 2006-07-27
Le Golfe d'Hammamet, les villes du Sahel.

La baie de Tunis termine la côte nord de la Tunisie par le Cap Bon qui pointe son doigt sur la Sicile. Deux cents Miles nautiques environs 360 Kms, jalonnent la côte Est tunisienne avant d'atteindre l'énigmatique Lybie.
Cette côte comprend 2 grands golfes: celui d'Hammamet une fois le Bon Cap franchi, qui s'étend jusqu'à Monastir, puis le golfe de Gabes qui comprend les îles kerkenna et Djerba la douce. Entre les deux la région appelée Sahel.

Donc une fois sortis de Sidi Bou Said nous rejoignons tranquillou le Cap Bon

puis la cité d'Hammamet



sise à 3 miles au nord de sa nouvelle marina dénommée Yasmine où je compte laisser tout le mois d'Août La Licorne. ( Eh oui, il faut bien bosser un peu,... Un mois par an c'est déjà pas mal,.. hein ?... non ? ... bon j'arrête, car je sens le regard meurtrier des copains sur ma nuque...brrrr... Ça me glace .., mais j'avoue que par cette chaleur c'est plutôt sympa.)

Donc après une vraie journée de voile (enfin) on mouille devant la Medina (vieille ville fortifiée)  presque sur la plage où les pêcheurs tirent leurs pointus .

 Petite virée pour quelques emplettes, puis on file vers Yasmine afin de préparer l'escale aoutienne.

Notre but étant de pousser jusqu'à Port El Kantaoui 30 milles plus Sud afin de rayonner vers Sousse, Monastir, Kairouan et El Jem les belles villes du Sahel (région entre les 2 golfes sus-nommés).

L'arrivée au Port El Kantaoui est un peu folklo avec ses pseudo bateaux PPC (Pirates Promène Couillons)


mais le port est joliement entouré de maisons, très Port Grimaud mais en Bleu et blanc


Très bien équipé, on y trouve même une laverie automatique qui marche. Revers de la médaille très prisé des touristes, et des autochtones, on se croirait à St Tropez sur le port, avec Sénéquier en moins et Habib l'arnak en plus. Non, je rigole, car les prix restent corrects si on discute un peu.

La journée de port est aux alentours de 20 Euro, ce qui est 3 fois moins cher qu'à Cannes et 5 fois moins cher que dans les marinas sardes.
Au fait, on a fini par savoir pourquoi celles-ci restent peu fréquentées. Le gouvernement régional a depuis cette année voté une taxe sur les bateaux de plus de 14 mètres, au minimum de 1000 Euro !! heureusement que nous n'avons pas mis les pieds (la quille serait plus approprié) dans un port sarde.
Donc revenons à port El Kantaoui, où pour la petite histoire je suis content de retrouver une prise de 220V au quai, car j'ai un petit pb sur mon alimentation électrique. (en fait un simple cable à changer a redonné toute son ernergie au bateau).

Venons en aux villes du Sahel :

Sousse d'abord, le gros port du coin qui s'étale tout le long de la côte jusqu'ici avec hotels de luxes et autres palaces touristiques. C'est une ville plutôt sympa pour cette taille nous la visitons en VTT car proche d'El kantaoui ( 6 Kms) . Trois trucs à voir Le Ribat, La maison Dar Essid et le musée archéo et ses mosaiques romaines et puniques.

D'abord le Ribat , à la fois fort et lieu de culte datant du VIIIe siècle où la population venait se réfugier en cas d'attaque Byzantine par la mer, ou Berbère par les terres.

Forteresse avec une grande tour de vigie très appropriée pour la vue sur la mosquée , le port et la médina.


Dar Essid est une maison de grande famille qui peut se visiter moyennant quelques dinars (Photo)

Ensuite une balade dans la médina est de mise, car très belle bien trop occupée par les échoppes touristiques. Ruelles et Mosquées à leurs détours sont tès joiles.



Le musée dans la Kasbah, 2e collection de mosaïques puniques et romaines après le Bardo, vaut la visite. Le Dieu Océan Trône avec la Méduse et autres pêcheurs.

le dieu  Océan et ses habitants.

La méduse à têtes de serpents.



Enfin la plage mérite le détour afin de retrouver sérénité et un peu de solitude.....



Et si vous êtes paresseux ou anéantis par le soleil, vous pouvez toujours prendre un tuk tuk pour faire votre virée.



Passons à Monastir ancienne phénicienne qui devint romaine qui tire son nom du Monastère qui longtemps géra la vie de la cité.

C'est aujourd'hui la ville du Combattant Suprème : l'ancien président Bourguiba.
Son mausolée vaut par son architecture et son raffinement, celui du Roi Mohamed V au Maroc à Rabat.

Le Mausolée de Bourguiba,   .. somptueux...

Ci-git le Combattant Suprème.



 Le Ribat transformé en salle de spectacle en plein air est superbe.



Le cimetière Sidi El Mezeri impressionant


Là encore port et plage sont à voir.
La marina de Monastir.
La plage avec le Ribat  en toile de fond.




 Quittons la côte et ses ports pour rejoindre El Jem petite ville en plein Sahel qui recèle 2 étonnantes curiosités. Tout d'abord un gentil petit collisé qui fait passer les arènes d'Arles et de Nimes pour de gentils petits bacs à sable.... aussi grande que celui de rome cet amphithéatre est encore en superbe état.



Amphithéatre d'EL Jem.


Ensuite son musée qui détient outres quelques superbes mosaïques, une domus africa romaine qui nous plonge au début de notre ère chrétienne.

Maison romaine,... comme là bas... du temps des Césars et Obélix...






 Kairouan la ville aux 300 mosquées (ce qui est très éxagéré) est la capitale spirituelle du pays, et la premiére ville musulmane. C'est aussi la ville des tapis, la plus visité du pays. En fait Kairouan nous a fermé nombre de ces édifices religieux du fait de l'heure tardive de notre visite. Réputée pour sa superbe mosquée,...



Kairouan nous a charmé par sa jolie médina,ses tapis et la maison du gouverneur au superbe plafond.

La médina
bis repetita placens

Li Tapi Monzami.

Plafond de bois peints de la maison du gouverneur.




Pour finir cette tournée sahelienne, un petit coup d'oeil à Mahdia blotti sur la presqu'île du cap Afrique, qui possède le cimetière marin le plus étonnant qui soit près du phare, autour d'un petit port phénicen encore utilisé, Mahdia est vraiment une superbe bonne surprise. Je vous laisse ici à Mahdia musarder entre ces quelques clichés à rendre jaloux Georges à Sète.

Mahdia la médina
Cap Afrique
             
Le port phénicien.



A binetôt

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 16:10

Mi Juillet 2006

De Cagliari en Tunisie, de Capitale en Capitale.

 

De capitale en Sardaigne il n'est point puisque la Sardaigne est italienne; mais capitale est Cagliari pour la 2e plus grande île de méditerranée. Premier port commercial, centre administratif siège du gouvernement régional, ville la plus peuplée avec plus de 200.000 habitants, centre universitaire, humanisée depuis l'aube des temps, après la préhistoire nuragique les vagues successives d'envahisseurs grecs, phéniciens, romains, étrusques, puniques témoignent de la position stratégique de la cité.

Après l'avoir conquise, violée, dominée, comme il se doit, le conquérant a laissé trace de son passage, et ainsi fait de Cagliari une ville riche et colorée.

Le port énorme qui commerce avec toute la méditerranée, est trop gros pour nous et nous préférons mouiller à quelques encablures au Sud Est, aux portes de Piccola Marina del Poeto.

(à gauche sur la photo).

 Mais de poète il n'y en a point, et nous assistons atterrés à la défaite des bleus face aux italiens, et le coup de « boule « de Zizou nous fait décamper discretos, alors que la liesse s'empare des tifosi qui exultent ! 

C'est au mouillage que nos potos mouginois Gannassiens nous rejoignent sur Notos leur superbe Yacht. Retrouvailles sympa qui nous permettent de trinquer à nos futures épopées maritimes.

Donc Cagliari belle italienne, nous offre face au port, ses belles façades de la Via Roma

 et son Palazzio Municipal du début du XXe très gothigo-aragonais,...

( y en a qui aiment,...).

Plus intéressante la Cathédrale de Santa Maria très baroque est unique,

 nef et absides superbement décorés

 

(beau plafond n'est-il pas ?)

, crypte qui dégouline délicieusement de stuc ciselé, sculpté, ouvragé à merveille,

 

Même si la sobriété romane a mes préférences, et me semble plus apte au recueillement, il faut avouer que le gothique est parfois impressionnant.

 

La vielle ville très méditerranéenne, 

 parsemée d'églises, et surtout son musée archéo, juché sur la colline de la forteresse (ma la foto e interdito,... non , vietato, alors.).

Nous parcourons la vielle cité avec les Ganassi avec arrêt obligatoire au grand magasin Rinascente,

 le Galerie Farfouillette Sarde.

Au soir ripailles avec pizzas made in board (si si Alain a même un four à Pizza à bord !.... j'te jure!) afin de fêter ses dernières heures, car demain c'est le grand bond, le grand départ, vers l'Autre, ...l'autre monde, univers, continent, pays, l'autre côté de la grande flaque : Mare Nostrum.

C'est l'Afrique là bas, un monde étrange où le clocher fait place au minaret, où le café cède la place au thé à la menthe, où la pizza se fait couscous, où la plage fait des milliers de kilomètres, où après un dernier « Ciao, Ciao Bella, arrivederci » les Salamalecum sont de mises, où le marabout et le dromadaire sont chez eux. Et où il faut bien vous l'avouer j'adore me retrouver. ( Carole, Francis, Marc, Patrick, Christiane, et quelques uns me comprendront).

En fait de grand bond point n'en faut mon bon prince, un nouveau petit saut de puce suffit pour atteindre l'autre bord.

La Sardaigne est à portée d'étrave, quelques 120 Miles nautiques suffisent pour rejoindre le golfe de Tunis, la distance séparant Cannes de Girolata.  le Sarde est plus proche du Tunisien que du maffieux sicilien !! j'te jure!.

Bon, le conflit « Esbolah - Tsaal » (s'cuse l'hortaugraffe...) qui déchire le pauvre Liban, n'est guère propice à voyager vers l'orient musulman, mais Re-Bon, s'il faut attendre le survol de la Colombe sur le monde pour parcourir celui-ci, mieux vaut être descendant de Mathusalem.... et encore.

Bien qu'Eole ne nous soit guère favorable comme d'hab, cette petite navigation est agrémentée et animée par :

 1) les puffins qui nous accompagnent 

(Le Puffin est un animal à poil plumeux.....)

 2) la traversée du chenal des Gros C? (entendez par là les tankers, pétroliers, porte containers, et autres monstres, qui passant d'un bassin méditerranéen à l'autre cheminent obligatoirement dans ce chenal de quelques miles.

 

Mieux vaut éviter de leur passer sous les moustaches car leur vague d'étrave est de taille...

 

3) la prise d'un bon petit thonidé blanc de 8 kg au peson, qui nous garanti notre ration protidique pendant quelque temps.

(On en a encore ... t'en veux ?)

L'arrivée sur la golfe de Tunis est par contre assombrie par le toussotement à 2 reprises du moteur, de quelques secondes insuffisantes pour stopper le moteur, mais suffisantes pour m'inquiéter : 150 heures de moteur au compteur, c'est quand même un peu jeune pour une première panne.

Donc Sidi Bou Said est bien venu, sis aux pieds de Carthage et quelques kilomètres de Tunis. (La 2e capitale,... Du titre,... vous suivez ?) Ok.

En fait après un rapide coup d'oeil sous le capot, l'encrassement des pré filtre et filtre semblent être la cause de la toux de l'Iveco. Encore ces P... de bactéries qui colonisent mes réservoirs. Un traitement par karcher, et bactéricides chimiques des années passées, semble avoir été vain.

Après cogitation, et quelques essais en tubes (petites bouteilles d'Evian en l'occurrence), je penche définitivement pour une céphalosporine de 2e génération qui rend mon trouble gasoil aussi limpide que l'urine de nourrisson.

Donc Sidi Bou Said est une super escale, et ce pour trois raisons :

Primo, les filtres (non sans mal aux jarrets) sont trouvés, dénichés, dégotés, in vélocipedus à Tunis, 40 Kms A-R, ce qui nous permet une petite virée dans la capitale, et de refaire ronronner notre Iveco de moteur.

Secundo, Sidi Bou Said, agrippé à sa falaise, dominant son port est ravissant (j'te jure !). Tout de blanc et bleu vêtu, avec un petit côté Chechaouen pour ceux qui Knows, le village embrasse tout le golfe de Tunis avec La Goulette et Hamman Lif en arriére plan. 2 escales obligatoires dans ses ruelles,

, le café des nattes,

 le bien nommé, et le café des délices et ses terrasses avec vue imprenable.

 C'est d'ici à SBS que les couleurs Blanc&Bleue sont devenues symbole de la Tunisie.

 

Tertio La Mosquée en allant vers Carthage près du Palais présidentiel , nous présente une roseraie digne des milles et une nuits,...

Quarto Tunis et ses millions d'habitants, nous ouvre sa superbe médina

 

 

 et son souk d'enfer avec sa multitude, ses odeurs dans la fournaise où il fleure bon l'orient.

La grande ville est belle avec des places superbes,

 

 

 

des allées magnifiques, presque elyséennes,

 

Enfin et peut être surtout Carthage, sublime cité punique qui a fait durant des siècles la nique à Rome (s'cuse j'ai pas pu m'empêcher...). Phénicienne créee selon la Légende par Elissa Didon la princesse de Tyr au VIIIe avant JC.

Bon ben des photos vous n'en aurez pas, because après une malencontreuse manip, et bien de virtuelles les photos sont devenues irréelles.

Je vais tenter de vous décrire la superbe Carthage et son million d'habitants qui, avec Hannibal, a bien failli faire tomber Rome. Sur la côte Ouest du golfe la colline de Byrsa telle l'Acropole d'Athènes domine sa cité, vaste esplanade entourée de palais et temples puniques. A ses pieds la grande ville très organisée et bien dessinée s'écoule jusqu'à la mer.

Tout en bas à travers les colonnes vous découvrez les fameux ports de Carthage. Le premier vaste rectangulaire de plusieurs centaines de mètres, abritant les vaisseaux qui traversent la grande Marre Nostrum commerçant avec L'Egypte, Tyr , Le Pyrrhée, la Crète, les Etrusques la Sicile, la Sardaigne et Rome. Il se prolonge par un canal étroit qui débouche sur un port de guerre circulaire, énorme, centré par une île où plus d'une centaine de galères trouvent refuge. Incroyable l'île centrale est équipée d'une trentaine de cales où peuvent être halées les galères de guerre afin de carénage ou autres réparation.

Incroyable, installation portuaire, une maquette nous montre la puissance navale de Carthage. On comprend mieux les raisons de la domination de la cité. La maquette nous montre toute la zone centrale sur l'île comme le pourtour est couverte... toiture de tuiles... pour cent galères,?. pour se protéger...  de la pluie ?... ici ...non pas la neige, ?.. Ah peut être pour se planquer des romains et leurs satellites... quoi qu'à cette époque... les satellites romains... Y en avaient pas beaucoup et z'étaient pas très efficaces...

 De nos jours la colline de Byrsa accueille le musée très riche en mosaïques, sculptures et poteries puniques, puis romaines. Car Rome a fini par faire plier la cité africaine juste après JC, et a eu l'intelligence de ne pas tout détruire. Elle a gardé Carthage et l'a même embellie en nombreux palais et temples.

En apothéose de cette présence l'empereur Antonin a fait construire des thermes qui restent un des vestiges les plus impressionnants de Carthage tant par l'importance et la taille des structures, que par la qualité technique de cette véritable station hydrothermale, parcourue de canaux , d'eau chaude froide, vapeur,..

Voili Voilà je m'excuse pour les non vues, les photos perdues, et ce verbiage quelque peu rébarbatif sur Carthage la punique. (terme romain pour qualifier les carthaginois).

A bientôt.

Pardon ?... le Bardo ? .... et bien non je ne vous ai pas raconté le Bardo, ...pourquoi ? ... et bien parceque le Bardo qui est le plus grand musée archéo de Tunisie, se situe au Sud-Ouest de Tunis. Et alors ? et bien Sidi Bou est au Nord-Est.  et re alors ? il fait chaud.... le VTT,... ça donne soif,... et puis y a pas de bierre ici, enfin elle est pas terrible.... Non en fait le Bardo il est prévu en fin de parcours tunisien juste avant de "reviendre" à Cannes fin du mois. Alors, je vous raconterai le Bardo...

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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 16:32

La Barbagia est non sans raison une des plus belles régions sardes.  Située sur la moitié Est, à mi-hauteur de l’île.

Très forte en gueule avec son golfe d’Orosei bordé de falaises abruptes, son parc national de la Gennargentu dominé par le Supramonte, avec Nuoro, Dorgali et Orgosolo comme cités bien typées.

 

Vaste encoche de plus de 60 Kms sur la façade Est, avec un seul port Cala Gonone, le golfe d’Orosei est à la merci de Neptune qui de l’Est vient se fracasser sur ses hautes falaises calcaires dominant l’azur sur plus de 300 mètres.

 

Cala Golone

 

En fait ce golfe très exposé n’aurait que peu d’intérêt s’il n’était jonché de trous, cavernes, grottes à hauteur de vague et de sable, et baigné d’une eau cristalline du plus bel effet.

 

De Cala Golone chaque jour une bonne trentaine de bateaux s’élancent bondés de curieux à la découverte des grottes du Bue Marine, de Cala Luna et autre plage telle Sisine ou Mariolu.

Si ce vacarme gâche un peu l’ambiance et a surtout fait fuir les locataires du coin : les phoques moines, il n’en reste pas moins qu’un petit coup d’œil sur les dizaines de grottes est un régal.

 

 

Photo prégrottos et intra grottos....

 

Cala Luna est une plage cernée de falaises, décorée de lauriers roses, roseaux verts et sable blond, et ornée de 6 belles grottes à explorer.

 

 

 

L’eau est ici d’une rare clarté où 8 mètres de fond semblent à portée de main.

 

Parmi les autres plages (cala) Goloritze est remarquable par son aiguille rocheuse.

 

 Cala goloritze.

Le calme des éléments météorologiques nous permet de laisser la Licorne pour aller visiter toujours « sul scooter » (mais non pas le même ! .. un autre Vespa est son nom,… faut suivre les gars ! et j’en vois un qui ronronne au fond..)

La région de la Barbagia . Dorgali, ses fromages, tapis et ses châles en soie ne veut nous accueillir « domenica e tutto chiuso qua» comme à londres, par contre une maison ancienne est à visiter et la cour en patio recouverte de citronniers et figuiers est rafraîchissante.

 

Nuoro nous ouvre son musée des masques et costumes, où nous découvrons les très pittoresques et curieux costumes des Mamuthones de Mamoiada qui «représenteraient » bergers et bétail, mais qui laissent un doute sur ce dernier quant à son origine dans l’échelle animale… (masque noir disons de type  humanoide, thorax de laine brute et cloches au collier ?).

 

A Nuoro en escaladant le mont Ortobene à 1000 m on respire un peu de fraîcheur et découvrons le parc national, les montagnes du Supramonte et la vue superbe sur la région.

 

Quelques villages sardes ont la culture « dei Murales » ancêtres de la culture Tag, les villageois peignent sur les murs du village les faits marquants de la cité ou de la vie du coin.

Orgosolo est de ceux-ci.

 

 

 

Murales d'Orgosolo.

 

Bon avant de retrouver l'eau de mer à 28° un bon petit bain de pieds dans la resurgente et rafraichissante  eau de Gologone est de mise:

Au sortir du Golfe d’Orosei sis une marina moderne Santa Maria de Navarrese qui  siège devant une très jolie petite île Dell’Ogliastra complétement vêtue de rouges rochers,  envahie de figuiers de barbarie , et habitée d’une multitude d’oiseaux dont le majestueux grand cormoran.

 

 

 

Ainsi se termine ce petit séjour en Barbagia. Nous sommes aux portes d’Arbatax à mi-chemin sur la côte est de Sardaigne et nous allons filer vers le Cap de Carbonara extrémité SE de l’île.

 

On vous retrouve là bas. Bon vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

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