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Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

Il s'agit de tenir au courant les amis, les proches, et les mordus de voyage, de pouvoir situer le bateau, et retrouver quelques ambiances via quelques sgribouilles sur les endroits visités.( pour être tenu au courant il suffit de s'inscrire à la News Letter).

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:40

TDM 31 Ilha de Santo Antao enfin une île en accord avec le Vert du Cap.

 

 

Je vous avais donc promis, une île enfin verte bien verte, avec des arbres, des feuilles, des plantes et tout et tout avec de la chloro plein les mirettes ?  bon !suivez moi, nous allons traverser les 7 miles du canal séparant Mindelo de Porto Novo, la capitale de l’île de Saint Antoine.


Pour ce nous allons embarquer sur le Ribeira de Paul (prononcez de Paoul), un vieux « rouillon », une vieille baille (bateau) qui traverse le canal depuis de nombreuses années, certains dirons de trop nombreuses années, et ils ont tort car tant qu’il n’est pas de profundis, il a le bon goût de flotter.

 

La vielle baille Le Ribeira de Paul

 

Pourquoi laissons nous La Licorne dans la belle baie de Mindelo, et bien parce qu’il n’y a pas de mouillage vraiment  à Santo Antao, pas suffisamment sûr pour laisser le bateau une journée entière, voire 2. Donc n’ayant qu’une seule Licorne en stock, j’y tiens et préfère la préserver à Sao Vicente.

 

Donc en route , ou plutôt en mer avec le Ribeira,  spartiate mais local et sympa.


 

          Cool la coiffe.


Santo Antao est la dernière des îles au vent, la plus occidentale de l’archipel, c’est la deuxième par sa taille (780 Km2), et sa hauteur (1979 m), habitée par 50.000 Capverdiens. L’Afrique semble loin, certains paysages font plutôt penser aux Antilles, et même aux Andes, car Santo Antao est très montagneuse et accidentée,c’est l’île des treckeurs, surtout dans sa partie nord. Les balades sont superbes.

 

Bon sachez que c’est la plus agricole, la plus cultivée, la plus irriguée des 10 cap verdiennes.

 

Tiens avant de vous emmener en balade, je ne vous présente le patron: St Antoine.


 

Bon, d’accord quand je parle d’une île verte, faut pas imaginer une petite Irlande, ni même une anglo-normande, ou une antillaise, la majeure partie est à l’unisson des petites sœurs ..


ici au dessus  la côte est avec PortoNovo , comme cette côte SW (sud ouest) en dessous, où je vous emmène non loin de Ponto do Sol,

       ( Quoi ? en bas ? c'est une porcherie, j'te jure.)


Ponto do Sol où siège de l’aéroport.


T’as vu ? la longueur de  la piste ?  il parait que dans les avions ils te filent non pas le classique gilet, mais la combi entière avec masque tuba, palmes et bloc avec détendeur….. mais je n’en suis pas vraiment sûr…. Je n’y crois pas…. il manque le stab ..... et la ceinture ?

 

Oui, donc je vous ménage, je ne vais pas vous balancer comme ça directos, un paysage floral, végétal, arboricole, voire amazonien, le choc risque d’être fatal, après plusieurs semaines de rocailles, caillasses,  salines, dunes, sable, erg, et autre reg, on va y aller molo.

 

Donc en partant du Ponta do Sol par le petit chemin à droite, mais si… bon.. remonte sur la photo… tu vas grimper pendant une petite heure pour atteindre Fontainhas.


 

Look !

 


L’est pas beau l’équilibriste ? hein ? ça fait côte amalfitaine, ou cinque terre. non ?

 

        Fontainhas


 

Et les restanques, quel boulot ….. et au fond du rio tout en bas, cannes à sucre, papayes, mangues, bananes….. t’imagines quand après une longue journée de cerclage, désherbage, , irrigation, t’oublies la bêche là,…en bas, et que t’es pas sûr que Raoul soit rentré avant toi, le maraud !!!

 


 

Allez , je vous montre la route principale de l’île, qui mène de Porto Novo à Ribeira Grande, d’abord parce qu’elle est superbe, appelée la Corda, route de crête, surplombant des apics vertigineux, route funambule longue de 50 km, qui relie les cotes SE et N


 

Mais aussi parce que décrite comme une véritable œuvre d’art, que je qualifierais plus volontiers, de pharaonique, tant le travail me semble énorme, toute pavée comme le veut la tradition, à la main. Les cantonniers du coin savaient, et  savent toujours manier le niveau, le cordeau, et la massette.

 

          " plus que 200000000000012...."

 

 

 

 


 

Ribeira Grande 2e ville du pays au bout de la Corda, n’est guère verdoyante, les footeux en herbe bien sûr….en savent quelque chose..



, mais les enfants ont plus de chance avec leur école.

 

         Ribeira Grande school

 

 


Allez zou, c’est parti  pour une grande balade de plaisirs, plaisirs des yeux, des sens, …

 

Tout part d’un superbe cratère volcanique, Cova…

 

Qui sied à 1000 m  sur la fameuse Corda. Déjà quelques plantations de cannes à sucre, de maïs, cerné par des cyprès et pins canariens.


« moi, je ne suis venu que pour la carte postale »

 

 

et puis aprés une grimpette sur le bord nord du cratère,……..

 


 

 

alors qu’au loin une île entre le ciel et les nuages, surveille l’horizon, le chemin reptilien qui mène à la plage, plonge directo dans le coton-cumulus.

 


 

Alors nous pénétrons dans un monde onirique, où tout peut arriver … si, si, ….. tiens d’ici à ce qu’un gorille déboule par la gauche y a pas loin….

 

        " suffit d'attendre..... quelques.... temps......................patience.............................."

 


Et sous la mer, le paysage est transformé, shangrilesque, si si, y a du vert partout…..


 

Vous êtes dans la Ribeira da Paul, une vallée agricole, le verger du Cap Vert, maïs, haricots verts, mangues, papayes, bananes, patates,arbres à pain, tout pousse, et surtout la canne à sucre, la Ribeira écoule plus de 300.000 litres de rhum par an….. !

         La Ribeira de Paul


 

         Arbre a Pain


         et leurs fruits.

 

Les rhumeries sont les grandes propriétés du coin, elles sont pourvoyeuses de la principale richesse de Santo Antao.

 

          Rhumerie

           et leurs fruits


Nous dormons ici dans cette vallée à Cha de Manuel de Santos, petit village tout au bout du chemin carrossable qui remonte de la mer, dans cet endroit unique……. Oui surtout au Cap Vert…..

        Village (Cha) de Manuel de Santos

 

 

 

Vie agricole par excellence dans une vallée de calme

         " sacrée tignasse....!!!"


Allez on finit par un arbre qui fait rêver ; lors de la floraison, il explose et flamboie ses fleurs en grande ombrelle vermillon.


 

 

A bientôt « si j’ai pas coulé…. »

 

 

 

PS j’allais encore oublier la carte de l’île. Oui à ce propos Santo Antao est encore à découvrir, toute sa partie Sud est isolée, une seule artère nourricière, longe la côte SE. C’est promis je vous y emmènerais lors de la prochaine boucle…..  « si j’ai pas coulé ».


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 19:09

TDM 31 Juin 09 Ile de Santa Luzia et Sao Vicente.

 

Bom tarde,

 

Il fait 28°c les Alizés semblent vouloir se calmer, tant mieux. De nombreux récits maritimes font état des Alizés musclés du Cap Vert, on peut parler effectivement parler de vents toniques et adeptes du body building. Et qui dit brise, dit obligatoirement mer vaguement agitée, ou même houleuse , voire déferlante, et non pas noisettes.....

 

C'est donc une belle houle qui déferle sur les belles plages de Santa Luzia, et qui vont nous en interdire l'accès. Dommage le site est superbe, il n'y a pas âme qui vive, seuls quelques pêcheurs venus de Sao Nicolao ou Sao Vicente viennent taquiner le waou, ou la dorade coryphène, voire le marlin.



 

Je vous présente donc cette jolie îlette à l'ouest de Sao Nicolao, qui se présente devant notre étrave après avoir longé les caillous Razo et Branco.

 

 



Après une trentaine de miles on mouille la pioche juste à côté d'un beau rocher, et non pas sur le rocher comme le laisserait croire l'écran de l'ordinateur, qui bien que flou n'en est pas moins démonstratif des limites des logiciels de navigation...

 

Quand je pense qu'il y a de plus en plus de skippers qui confient le pilote automatique de leur bateau au GPS branché sur un soft de nav !

 


La preuve : La Licorne et son caillou...

Quand ça deferle impossible de débarquer...

En toile de fond Sao Vicente.

Bon, reprenons la mer en flânant le long de la plage avec 2 ris dans la GV et en route vers Sao Vicente, vers la civilisation, vers Mindelo la 2e plus grande cité du Cap Vert.

La Licorne en vadrouille


 


Sao Vicente Mindelo

La grande baie de Mindelo gardée par l'ïlot dos Passaros, est un très bon mouillage, et une escale appréciée pour l'ensemble de ses équipements accessibles. La marina reste très onéreuse (plus que celles de la côte d'Azur), mais accepte les annexes des vadrouilleurs qui comme nous, mouillent à 2 brassées des pontons. ( à raison de 2 euros / jour).

 
Sao Vicente Ilheu dos Passaros


Mindelo Bay

La nouvelle marina et la Licorne cerclée



Le célèbre Monte Carra profile son visage. au sud de la baie

 Carra c'est moi.....

 




50.000 âmes sur les 70 de l’île, Mindelo a
beaucoup de charme, avec son front de mer coloré, sa contrefaçon de la Tour de Belém, ses marchés, et ses nombreux stades. Car curieusement cette ville est très sportive, comme en témoignent les nombreux joggers qui parcourent le passeo maritimo.


 Front de Mer







Enfin des arbres... un superbe famboyant.





La place Estrela avec ses azulejos nous rappelle l'histoire lusitanienne de l'île.



 

La vie est ici très antillaise, avec un petit côté brésilien, comme en témoignent les maillots de la plage de Laginha, la Copa Cabana locale.

 



L'ambiance est en fait très contrastée à Mindelo, où les rues sont parcourues de superbes 4x4 de plus de 30.000 euros pièce, d'enfants très européanisés, mais aussi de mendiants, avec des marchés bien peu achalandés, un réseau routier toujours pavé ; l'absence d'eau courante dans de nombreuses habitations.




Au sortir de l'école... jeans rayban et Tshirts tendance...

Le marché central

  



En fait l'argent de la diaspora surtout américaine est responsable de ces écarts. Mais dans l'ensemble on est loin des grandes villes africaines, qui grouillent mais sont paupérisées une  surpopulation due à la désertification des campagnes.

 

Les marchés s'ils se multiplient n'offrent que peu de légumes, et fruits, tous importés pour la plupart de l'île voisine San Antao : bananes, goyaves, mangues, pommes, oranges, semblent souffrir de l'absence d'eau. Car ici pas de source, pas de rivière, pas de lac, pas de précipitations, ou si peu qq mm par an. Le monte Verde qui culmine à plus de 700 m, se cache souvent dans les nuages, mais reste incapable de les arrêter.

 

Mindelo ne s'abreuve qu'avec un procédé de dessalement de l'océan. Cela nous rappelle que l'eau reste un luxe dans de nombreuses contrées hors CEE. A la marina nous pouvons faire le plein moyennant 2 euros les 100 litres.

 

 

Le reste de l'île est très aride, avec quelques villages oasis .

 





Le petit port de pêche de Calhau au NE battu par l'océan, nous assure que la vie n'est pas toujours facile au Cap Vert.



De là s'étend  Praia Grande la bien nommée longue de plusieurs Km vers Baiai des Gatas, elle aurait très bien pu se nommer praia plastica tant sont pollués ses rivages. A croire que cette plage au gré des Alizés de NE reçoit toutes les bouteilles plastiques de l'Afrique sénégalaise.et mauritanienne.





 

Afin de ne pas finir sur ce triste sort de cette côte, finissons ensemble par le souvenir de ce visage d'enfant, et ce joli petit nœud de tissu agrémentant ma foi une bien jolie courbe.

 





Bientôt je vous emmène dans une île verdoyante, si, si, .... J'en ai trouvé une,...promis.

 

Emmanuel

 


J'oublie la carte de l'île..... scuse


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 15:51

 Ilho de Sao Nicolau

 

Juste quelques mots sur le Cap Vert: tout d’abord  le préposé au dénomination géographique ne devait pas manquer d’humour pour appeler cet archipel Cap Vert…. Je dirais simplement qu’à première vue ce n’est pas la couleur qui domine… Sur les Capverdiens je dirais assez vertement qu’ils sont plutôt noir de peau, mais surprise pas  tant que cela, car bien que Guinéens d’origine pour la plupart la colonisation portugaise a su se métisser, et du coup  on comprend mieux le surnom de petit Brésil du Cap Vert . 80% de la population est composée de métisses ce qui est important pour une ancienne colonie de l’ancien monde.

Alors ce fut une colonisation plutôt sympa me diriez-vous ? et bien que nenni gente dame, le Portugal n’a bien voulu lâcher ces îles qu’en 1975 après une longue lutte armée avec une guérilla à la fois guinéenne et capverdienne ; soit 15 ans après la plupart des pays africains de notre ancienne AOF et AEF.

 

Bon, métis libres et sympas ? je dirais plutôt réservés voire indifférents, certainement nostalgiques comme le veut la musique locale très sodade  (il est vrai qu’avec Cesaria Evora comme ambassadrice tu ne dois pas pouffer souvent…), en tout cas ils rigolent moins que sur le continent, bien qu’ils restent très festifs et très famille.

 

Autre particularité des 500.000 Capverdiens dans le monde, la moitié vit hors pays, USA Europe Canada ; Véritable diaspora qui fait vivre le pays en rapatriant des devises. Cette diaspora est une longue histoire, provoquée par les famines successives qui ont décimé les ïles lors des périodes de sécheresse.

 

 

Bon donc  après Sal nous piquons plein Ouest sur Sao Nicolau  distant de 90 miles (Cannes Calvi) poussé par un bon petit alizé bien tonique de 25 Nœuds. 12 H de nav plutôt sympa malgré l’absence toujours remarquée de poisson en bout de ligne.


 

Sao Nicolau c’est l’île des surprises, tout d’abord arrivée sur Tarafal sur la côte SW au moteur !!! pétole comme chez nous !!! pas un souffle , bien abrité par le monte Gordo qui culmine   1300m au dessus de Tarafal. Après 3 semaines de vent dans les naseaux ça fait du bien un  petit calme. Du coup le thermomètre grimpe dans les 28 30° dans la journée, il fait chaud la baignade devient  plaisante, et on s’en donne à cœur joie pendant 2 jours.

 

Pourquoi 2 jours seulement ? parce que : 2e émoi, suivent 36H de coup de vent mémorable avec des rafales à plus de 55 nœuds de quoi faire fumer l’océan. .  2 journées bloquées sur La Licorne qui tient le choc, accrochée à ses 2 ancres et plus de 70 m de chaîne. L’annexe joue les filles de l’air, se retourne et émerge son moteur, les embruns, soulevés par ce vent de terre déjà  chargé de poussière, se salent allégrement et encroûtent tout le gréement du bateau. Un poulet au gros sel ça se voit, mais une Licorne ?  


Quand l'ocean fume...



Cordage et hauban encroustés

Pavillon Cap Verdien neuf... aprés 36h de coup de vent.

 

Un bateau voisin  à moteur de 25 m n’arrête pas de déraper sur plusieurs centaines de mètres, multiplie les tentatives pour revenir et retenter un impossible ancrage. 2 journées et une nuit bien  agitées pour le skipper.

 

 

 

Troisième émotion et non des moindres, lors d’une belle partie de pêche sous marine à la poursuite de perroquets, poissons limes et autres balistes dans une eau peu cristalline mais à 26° quand même, une ombre passe sur ma droite…. un ange ? m’interpelle-je ? …Oups !!!! « pardon madame, je vous en prie après vous.. si si j’insiste…… voilà, voilà, …. Oui c’est ça à plus comme on dit….. » Ouaou doit bien faire 2.5 m le bestiau…. Une belle nourrice nonchalante, qui doucement s’éloigne majestueusement. Je suis dans même pas 3 m de flotte, sûr qu’il doit avoir pied le squale !!! j’ai du interrompre sa sieste, car dans la journée ils dorment normalement les requins nourrices, sur le sable peinards, en attendant l’apéro de 18 heures.

Je ne sais s’il s’agit d’un réflexe inconscient de survie, mais par la suite, j’ai  raté tous mes tirs au fusil, « oh ! mince encore à côté… » incroyable cette maladresse ? non ?

Et maintenant je traîne mon accroche poisson à plus de 10m derrière moi. Car ce ne fut pas la seule rencontre  du séjour sur Sao Nicolau.

Malheureusement je n’ai pas pu photographier ces sharks du fait d’une eau trouble ou de l’absence de requins lorsque je n’oubliais pas l’appareil. Bientôt, bientôt.

 

 

Une autre anedocte  que j’oubliais : lors du coup de vent et du retournement de l’annexe, si le moteur et le réservoir ont pris  un bain forcé mais ont survécu, il n’en est pas de même de mon poignard de plongée, de l’éponge et de l’écope qui ont subit l’affreux sort d’une noyade tragique.

Sauf qu’à bord mon petit moussaillon a eut le réflexe de noter le point GPS du naufrage, et que 2 jours plus tard  à l’aide d’un compas de relèvement et de 90 m de fil de pêche j’ai pu remettre l’annexe juste à l’aplomb du chavirage et plonger pile- poil sur le poignard planté dans le sable 10 m plus bas. Une chance assez inouïe il faut bien l’avouer. Du coup le moussaillon a pris du galon.

 

 

Bon allez zou ! je vous emmène faire un tour sur l’île en VTT vers le NW sur les routes toute pavées.
(même les lignes blanches et les bas côtés sont en pavés). J’ai compté qu’il en fallait plusieurs millions pour recouvrir les 30 bornes séparant Tarrafal de Ribeira Prata. (en gros 500.000 par Km)



Petite baignade à Praia Grande

 

Paysages volcaniques toujours aussi verdoyants comme vous pouvez le voir….




 

Ribeira  Prata la rivière d’argent,

Il s’agit d’ un charmant village au bout de l’île avec une particularité : la présence d’une « rocha scribida » , d’une roche gravée de mystérieux signes ou lettres qui ont fait supposé que les îles furent occupées avant la venue portugaise du XVe s.


Je vous laisse juge pour savoir si l’origine naturelle ou humaine semble plus judicieuse.

 

 

 

Retour sur Tarrafal : le seul grand port de l’île, la deuxième ville et certainement la plus dynamique. Port de pêche artisanale (pecheur) mais aussi haut lieu de la pêche au gros ou des amateurs viennent titiller le marlin bleu, et lieu de débarquement du ferry inter-îles. Mais pas de port pour les petits plaisanciers, alors on mouille non loin en face de la plage de sable et galets noirs. Et ça roule ça roule jour et nuit….. il parait qu’il s’agit d’un des meilleurs mouillage du Cap Vert…. Ça promet…

La Licorne
Pêcheur


Ce sable  est réputé pour ses vertus thérapeutiques anti-rhumatismes car riche en iode et titane.

Sable aussi vert que ses habitants
 




Un petit treck dans la Ribeira Brava qui chemine de Villa la capitale de l’île à Cachaço 500 m au dessus.  2 petites heures de grimpette sur pavé à travers la campagne de restanques.

Restanques

Cachaço


 

On poursuit avec la grande randonnée de Sao Nicolau, la montée du Monte Gordo à partir de Cachaço. Cette balade nous fait grand bien car la montée est enfin verdoyante avec eucalyptus, pins canariens, et cyprès qui avec les sisals parsèment la piste.
Un coin vert au Cap Vert

 La surprise vient au-delà des 1000 m où les arbres font place aux arbustes et à une couverture de lantanas qui nous accompagnent jusqu’au sommet.

 

La vue sur l’ensemble de Sa Nicolau est superbe. On voit même La Licorne dans le port de Tarafal.


Le port de Tarrafal du Monte Gordo.


La Vallée de Faja

 

Au nord la belle vallée de Faja, qui a sa petite histoire française. Vous vous souvenez des salines de Sal, et bien ici les français ont aidé à irriguer une partie de la Ribeira Faja, grâce a un géologue qui survolant le site a diagnostiqué une vallée fossile recouverte de couches de lave récentes, et en a déduit qu’au fond devait exister une rivière souterraine qui drainait toutes les eaux de pluie du Monte Gordo. Une galerie horizontale fut creusée à flanc de pente à Faja par les paysans locaux transformés en mineurs. Six années de dur labeur et plus de 2 Kms de galerie ont permis de trouver le filon.  L’irrigation par simple gravité a permis avec un débit de 800 m3 par jour de cultiver une bonne  partie de cette vallée.


 

 



 

Retour sur la « gran ville » de Villa qui est agréable avec des petites ruelles, une myriade d’échoppes, des maisons bien colorées, et un bon petit «  resto à pas cher » le Bella Sombra.


Villa de Ribeira Brava : la capitale.




 

On y loue un petit 4x4 (pour 50 euros la journée) afin d’aller découvrir le reste de l’île.

 

Et nous voilà partis  vers le bout du monde, le petit port de Carriçal à l’extrémité est. Piste très cassante, mais superbe bien que minérale uniquement.


 Jalunga sur la piste du Nord.



L’arrivée sur le petit port oasis est surprenante, car c’est le seul coin vert à des Kms à la ronde. Il y a un petit côté sahelien, dans ce bled qui nous enchante.


 

Dernier coin à voir la plage de Baixo de Rochas à quelques encablures de Tarafal que nous allons visiter en annexe. Il d’agit d’une plage dune étonnante car à flanc de falaise trés verticale qui se jette dans une belle anse turquoise, et requinisée à souhait.

 La plage de Baixo de Rochas



On finit avec un Fou masqué et bien sur un dragonier symbole du Cap Vert


 




Voili pour Sao Nicolau, bientôt Santa Luzia l’île déserte et Sao Vicente...tout là bas au bout....

 

 

eb

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:44

TDM 29 Avril 2009 CapVert  Ilha do Sal

 

Reprenons..... ça va vous ? oui je sais ça fait longtemps…. Trop ? ..sympa, merci, moi aussi vous m’avez manqué mais j’ai des excuses, je suis très jeune, et de plus j’ai le temps comme disent mes amis africains.

Donc voici venu le temps des retrouvailles avec la haute mer, pour La Licorne et son équipage, après une phase de bricolo-remise en état-carénage canarienne. J’ai même jeté un œil sur la peau de La Licorne, que j’ai dévêtue non sans mal et avec beaucoup de sable, dans le sud de Gran Canaria. Et je dois dire qu’après plus de 25 ans de vadrouille océanique la Licorne a une peau de bébé, sans aucune trace de la très redoutée éléctrolyse (la vérole des bateaux alu).

 

Donc coque nickel chrome bien qu’en aluminium AG4.

 

Donc la bête est  bien décidée à se jeter dans l’océan, plein sud vers le soleil, les alizés, le Cap Vert. Alors pourquoi la contrarier ??? Vas ma belle, files, sillonnes, galopes, sur les grandes plaines océanes.

 

Et voili comment on se retrouve pour une balade de 6 jours à parcourir plus de 800 milles nautiques (Mn), cap 220° sud_sud_ouest (SSW) vers el Cabo Verde et son décanèse.

 Le parcours depuis le départ.

 

800 Mn séparant les Canaries du Cap Vert, représentent pour vous donner une idée des distances, une route directe de Cannes, pour Edimbourg si le scotch et le kilt vous attirent (je pense à JP), ou Copenhague si vous êtes plus inouïte et ours polaire, ou Varsovie si la polka_vodka vous inspire, ou encore Athènes et son Cirtaki arrosé à l’Ouzo, ou El Goléa aux portes du Sahara, voir Meknes et son thé à la menthe au pied du moyen Atlas.  Belle petite trotte de 1500 Kms, par un bon vent de NE (nord-est) force 5 à 6 et une mer bien formée.

 

Sous GV (grand voile) seule, afin d’éviter le faseyement du génois sous fausse panne (au presque vent arrière, la grand voile reçoit le vent en prem’s et dévente la voile d’avant : le génois. C’est la fausse panne : par bon vent on y remédie soit en envoyant génois ou GV, soit en tangonant le génois par petit souffle éolien).

 

Six jours pile poil, avec pour seule compagnie nos potos les dauphins, et quelques exocets qui prennent la Licorne pour le Charles de Gaulle.


 Alfred et Germaine.


Exocet aponté....


C’est le grand désert, nous avons du croiser 4 bateaux dont cette incroyable barge de grues portuaires, en plein milieu de nulle part…..

Rencontre en plein Atlantique à 600 Km des côtes africaines.
 

Le ciel et son pestacle en fin de jour est toujours aussi émouvant, et petit à petit la nuit sous le beau Scorpion sort de l’horizon la belle Croix du Sud, la plus connue des constellations australes, qui a fait rêver plus d’un marin, circumnavigateur, avide de grand sud, d’espace, et d’aventures

Tout au bout...... lá bas..... un nouveau monde...

 

J’ai du mettre le pied sur le frein les dernières encablures, pour ne pas atterrir de nuit à l’île de Sal, la première capverdienne. (2 ris dans la GV quand même) et des surfs à 7-8 nœuds.

 

 

Premières remarques sur cette traversée : pas chopper un seul « poiscail » (décidément les rapalas méditerranéens n’inspirent pas les poissons atlantes), pas vu de petits zozios ou très peu quelques puffins, mais surtout si les Alizés sont bien au rendez-vous, sont froids ces p…. de vents, à peine au dessus des 20°, ce qui est surprenant en zone intertropicale. On est quand même au niveau du Sénégal…. Dans le ventre de La Licorne il fait bon aux alentours de 25° mais dès que tu jettes un œil au dessus de la capote pour vérifier qu’il y a toujours de l’eau à courir…(vue que tu n’as aucun cargo à zieuter), tu te gêles les prunelles, si si j’te jure, et t’as intérêt à garder les mimines dans les poches si tu tiens à tes doigts, et les oreilles sous le bonnet polaire pour ne pas les voir s’envoler. Car ça décoiffe les Alizés, quand Météo France t’annonces 5-6 , c’est 6 établi avec rafales à 7. Un bon Mistralou qui te glace la Canebière sans Casa.

 

Bon, alors le Cap Vert ? ……ça vient, ça vient.


 
Voici, les 10 CapVerdiennes avec au Nord les îles au vent, et en enfilade vers les Sud les îles sous le vent. 450.000 âmes chrétiennes en majorité, répartie sur  4.000 Km2, dont plus de la moitié sur Santiago et la capitale Praia.


 

 Les spécialités du Cap Vert la musique avec Cesaria Evora la diva aux pieds nus, la pêche dans ces eaux coraliennes, le café, le grogue (le rhum du coin). La cachupa est le plat typique, mélange de féculents en sauce qui tient bien au corps ; si vous voyez.



 Le Croioulo est à 215 Escudos soit 2 euros les 250g

Cachupa à l'omelette.

La monnaie l’Escudos qui vaut le centime d’Euro.

 Environ 1 euro.

A droite vous aurez reconnu le fameux dragonier.

Arrivée sur l’Ilha do Sal, la dernière des 10 à être habitée dans les années 30 au XIXe s ; la plus Nord-Est à quelques 200 Mn de la côte Sénégalaise, cette île du sel en manque un peu, tant elle est plate, et désertique.

Paris Texas ... c'est par là ?

Bien que courue du monde entier par les surfeurs et véliplanchistes ou Kite surfeurs, pour son fameux spot du côté de Santa maria au sud.

 

On atterrit à Palmeira au NW le seul port, afin de formalités d’entrée, non loin d’Espargos et son aéroport international Amilcar Cabral (héros de l’indépendance, d’ailleurs bien tardive).

 

 

Les seules taches de couleur de Sal.

Le cyber café d'Espargos.

Palmeira  vous plonge dans l’ambiance Capverdienne, nostalgique (sodade) et sereine. Village de pêcheurs aux maisons et barques colorées, très africain où rien n’est indiqué pas plus le poste de police, que les boutiques et autres commerces. Il faut entrer ici par exemple, pour être chez le chinois. Pas d’enseigne, rien. 

 Entrée de la superette outside....
véritable caverne d'Ali Baba inside.

Café au lit, le pointu de Zidane un poto du coin.

Palmeira city

Pas de chaleur torride, le vent, toujours le vent les Alizés frais, avec l’Harmattan qui de l’Est Africain ramène une brume de poussière, qui ocre tout du mat aux filières, en passant par barres de flèches, taux et bastingage.

 Ce vent qui ne cesse durant les mois d’hiver et de printemps de balayer les plaines de Sal, est en fait le principal pourvoyeur en sels ferriques de l’océan, indispensables à la croissance du plancton. Donc on subit en courbant l’échine, mais en remerciant l’Harmattan de ses bienfaits.

 

3 centres d’intérêt sur Sal :

 

La plage de Santa maria, déjà envahie de résidences, et autres hotels, résolument tournée vers le tourisme, et déjà déflorée par celui-ci, mais la plage est vraiment belle.

Santa Maria beach
avec une eau trés Caraibes.

2e point d'orgue:
La piscine de Buracona, qui est un bassin naturel au pied d’une falaise alimenté par les marées où il fait bon faire trempette car abritée du vent.


 

3e centre d'intérêt:

Les Salinas de Pedra de Lume : en fait le seul site qui vaut vraiment le détour, même si celui-ci peut être sportif (en vélo il nous a fallu plusieurs chambres pour en revenir….. crevé).

 

Il s’agit d’un ancien cratère sis à 1 bon Km du rivage qui abrite une saline auto-alimentée par résurgence maritime, car juste en deça du niveau des mers. On pénètre dans le site via un tunnel creusé dans un versant du cratère.


Le tunnel d'entrée
Le cratère
Les salines toujours exploitèes



Les couleurs, l’ambiance, les salines, sont un grand spectacle à vraiment apprécier. On peut même s’y baigner et flotter tel le bouchon jeté dans la mer morte, sustenté par une salinité hors norme.
Le sel rosé de Pedra de Lume



 

A noter pour la petite histoire, qu’il s’agit d’une enclave qui est restée territoire français jusqu’à l’indépendance en 1975, car exploitée par les Salins du Midi. Qu’elle est à l’origine de la colonisation de l’île en 1830.

comme en témoigme la chapelle du coin.


 

Car comme vous l’aurez noté le reste du caillou reste peu hospitalier

 

 Monte Leste.



Mais la vie est maintenant bien établie avec ses 15.000 habitants, et des écolières sont là pour assurer son avenir.
A noter les cartables très mondialisés..

.

 

Voli Sal 30 bornes sur 12 de large, avec Santa Maria au Sud, la piscine au NW et les salines à l’E.
 

Bon RDV sur San Nicolau où je vous conterais l’histoire de ces terres africaines perdues dans les mers…..

 


Salut Sandra à bientôt.
Via Sao Nicolau

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 08:14
Mars 2008  La Gomera en sifflotant el silbo.


La Gomera dernière étape de l'heptathlon canarien, véritable cône de 25 kms de diamètre haut de 1500m, à peine plus grande qu'El Hierro, située à quelques encablures dans le SW de la grande soeur Tenerife,

Virée canarienne en Licorne: dernière étape l'isla colombina (l'île ronde).



La Gomera , nom qui vient probablement de Gomer fils de Noé, est un très beau balcon pour admirer le maître des îles, l'immense Teide tenerifien qui culmine à presque 3900 m, number one  des monts hispaniques.

Le Teide vu de La Gomera.






Avant de vous faire visiter ce joli caillou, faisons une petite escale dans un des plus beaux mouillages canariens, la playa Erese au S de l'île, où règne une sérénité et un calme réservés aux privilégiés que nous sommes. Inutile de vous dire que l 'on est loin des cités balnéaires bétonnées de Tenerife et Gran Canaria....

la Licorne au mouillage d'Erese.


San Sebastian , la "gran ville" du coin n'a rien de l'effervescence de Santa Cruz ou Las Palmas, , il est bon de préciser qu'il n'y a que 19.000 indigènes gomériens sur toute l'île.!

San sebastian avec le Teide en toile de fond.

La paisible capitale, présente un petit port affublé d'une marina, où La Licorne se prélasse. On retrouve les belles façades bien flashies et les balcons boisés, caractéristiques des Canaries.


Les maisons de San Sebastian.


Les paysages gomeriens, sont caractérisés par de grands vallons encaissés (les barancos) agrémentés de palmiers, euphorbes , et autres cactés,  dominés par des pitons (los roques) basaltiques, témoins d'une volcanisme ancien et depuis longtemps apaisé.


Baranco d'Herminga
 Roque Cano à Vallehermoso.

Valle Gran Rey est certainement le baranco le plus spectaculaire et le plus joli, avec ses restanques. Sis sur la côte W de l'île, il débouche sur la station balnéaire la plus courue de La Gomera.
Valle Gran Rey.

Roque de Agando.





Au centre de l'île le Parc national du Garajonay, qui culmine à 1485 m. Joli parc, lieu de nombreuses rando in pedibus, voir VTT à travers une laurisilva primaire, que je ne vous présente plus.

Ballade en forêt.
Trek en sous-bois.
Rando en Laurisilva.


Bon, on ne peut quitter La Gomera sans parler du Silbo. C'est un des très rares langages sifflés encore pratiqués dans le monde. Malheureusement en voie de disparition complétement devenu obsolète depuis l'avenement des téléphones portables.
Depuis les guanches, pratiqué uniquement ici à La Goméra, ce langage sifflé portant à plusieurs kilomètres (10 bornes... avec des bons poumons) , permettait de communiquer de part et d'autres des barancos. Composé par des notes  épelant 4 voyelles et quelques consonnes, c'est un langage relativement élaboré, qui a survécu des siècles, et reste encore enseigné dans les écoles.

Gomerien ayant repéré una guapa de l'autre côté du baranco..........




Bon voili, les Canaries c'est fini..... Si Si.  Des îles  "y en a plus". Alors on résume

Ma Première est la plus volcanique
Ma deuxième est la plus Africaine,
Ma troisième est un Continent,
Ma quatrième est la plus haute de toute l'Ibérie
Ma cinquième, est la plus verte et mouillée,
Ma sixième la plus sauvage, un vrai nid pour fau(x)cons. 
Ma septième  est ronde et se siffle aisément.


Allez vous avez remis un nom sur chaque ?? non allez look at the track de La Licorne, qui nous a promené dans cette 3e étape macaronésienne, après Madère déjà vue, le Cap Vert bientôt visité, et les Açores bien connues.









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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 11:13

CANARIES  El Hierro : l’île des rapaces

 

La plus pichounette des Canaries, la moins peuplée, la plus sauvage, et peut être celle que j’ai préféré avec un site incroyable : la côte nord, qui est un vaste arc de cercle dominé par des falaises de plus de 1000 mètres, probablement un hémi-cratère a semi englouti, bien qu’on parle d’un possible gigantesque glissement de terrain.



 

Ce fut l’île du bout du monde connu avant la découverte des Amériques. Sa pointe SO fut considérée comme l’extrémité du monde sous Ptolémée et fut alors affublé du méridien zéro.


 

Gouvernée par Valverde seule capitale qui n’a pas les pieds dans l’eau, siègeant à 700 m d’altitude, avec en corollaire : la tête souvent dans les nuages,  n’est qu’un gros village de moins de 2000 âmes. Photos

 

El Hierro et Valverde
 

EL golfo  se laisse découvrir du mirador de la Pena au NE, conçu par l’incontournable Manrique Photo  2, ou mieux de celui de Jinama à plus de 1200m. En plus d’une vue pour le moins superbe, on peut y ressentir si l’alizé de NE s’intensifie un peu, des accélérations véliques à plus de 60 Nds : démo video, ça décoiffe !!!!



Le Mirador de La Pena selon Manrique.

 
El Golfo vu de La Pena.

El Golfo vu de Jinama
Plus de 1000 m de falaise....

Allez je tente de vous montrer ça en video:


D’ailleurs il suffit de rencontrer quelques genévriers couchés par Eole (ce sont les fameux sabines) pour imaginer la puissance du Dieu des Vents.

  Arbre Mort de Rire qui  se gondole... ?? Végétal torturé souffrant "sa mère" ??? non Génevrier sculpté par Eole.

 

Inutile de vous conter la puissance de Neptune alias Poséidon quand il envoie ses déferlantes sur cette côte ouverte, je vous laisse juge.  (enfin....  bientot je pourrais vous montrer ça en video).

 

Le Golfo se poursuit plus au sud par une superbe route volcanique qui serpente via Sabinosa vers le phare de de Orchilla, à l’extrémité SW et où passait le méridien zéro de Ptolémée.


Côte NW
  Le Phare Orchilla

Côte W


El Hierro  offre par ailleurs de jolis décors et vues campagnardes photo de belles églises telle Nostra Signora de Los Reyes, ainsi que  de pittoresques villages de pêcheurs comme le Pozo de las Calcosas.

le bocage canarien.
Les murets en lavve du bocage.

 

ND de Los reyes.

Village de pêcheurs.



Les Guanches appelés ici Bimbache vénéraient  des arbres comme l’arbol del Garoé, superbe pin carrément sanctifié par les habitants.


L'arbol de Garoé.

 

 

Mais le maître incontesté de l’île  c’est lui : photo. Le faucon crécerelle règne ici dans les airs. Impossible de faire un pas sans être survolé par ce superbe petit rapace Je pense qu’on doit pouvoir en compabiliser des centaines, ce qui fera sans doute plaisir à Nicolas….. (non Jacques pas celui là, l’autre …the good one).

  Le maîttre du ciel d'El Hierro.




Allez zou, reste encore une épreuve à subir dans cet heptatlon, la 7e,....  l'île de La Gomera......

A bientôt. 



 

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 15:27

TDM 26 Février 08 « La bonita » : l’île de San Miguel de La Palma

 

Nous sommes arrivés à La Palma après une superbe nav de 50 miles séparant les 2 Santa Cruz de Tenerife et La Palma, poussés par de vrais alizés de NE.

 

Carte 7 iles

La plus verte, la plus septentrionale, la plus agricole des Canaries, La Palma, est peut être la plus proche de Madère avec une flore variée et des essences arboricoles magnifiques.

L’île verte est courue et parcourue par les randonneurs de tout poil. On parle ici beaucoup d’écotourisme, contrairement au bronzing-patauging-standing de Gran Canarie ou Tenerife.

La capitale est sise comme dans toutes les Canaries au nord de la côte Est.

Petite ville où il fait bon vivre, tant pour la gente humaine que pour les premiers maîtres des lieux.

Exemples d'hominis canariensis secundum

Exemplaire de canis canariensis primum.



14.000 âmes avec une superbe rue piétonne la rue O’Daly jalonnée de belles maisons canariennes et autres lieux culturels, ecclésiastiques ou gouvernementaux.



Centre culturel.


Une petite plaque pour la collec de mon poto (les initiés comprendront).


Ola Francisco te gusta la placa ?




Allez petite virée dans l’île en « coche », vers la caldera de Taburiente, un des plus grand cratère du monde avec 10 Kms de diamètre, véritable cornet de glace : la caldera, dans un grand cornet de glace : La Palma…


La Caldera

La Palma

Pour illustrer cette jolie montée vers le cratère:

La montée vers la Caldera.

 

Sur le bord NW de la caldera  tout prés du Roque de Los Muchachos le point haut de l’île (2426m) se trouve un des complexes astronomiques les plus modernes du monde, qui profite de l’altitude, de la luminosité et de l’absence de pollution de La Palma.

 

 Le Grand Telescope de Gran Canaria.

Photos

 

 

La caldera de Taburiente : on y fait un petit trek qui nous permet d’admirer les pinédes, et les jeux de lumières avec le soleil, les nuages, et les arbres.

 

 La Caldera





A La Palma il y a nombre d’espèces animales remarquables comme le mouflon saharien à manchette, mais la star c’est le crave à bec rouge que j’ai eu la chance de saluer.

 

Crave à bec rouge.

 

Pour finir cette jolie ballade la  Bonita isla, quelques clichés : Notre Dame del Pino la bien nommée à l’ombre d’un superbe Pin canarien, et une vue de Los Llanos de Aridane et ses hectares de bananeraies, tabac et kiwis.

 

 

 

 ND du Pin.



Llanos de Aridane et ses bananeraies.


Asta luego Amigose Amigas, Asta la vista a EL Hierro.






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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 09:45
 
Février 2008 : Tenerife
 
Dernier clichés de Las Palmas moderne et de son port commercial où l’on peut dénicher quelques clichés haut en couleur :
    Une myriade de chaluts.

    De superbes cargos,......
     mais aussi une foule de bateaux poubelles.....

Allez Outse, une dernier cliché plus rayonnant:



Un dernier mot Gran Canarien sur une épreuve dénommée ARC qui part de las Palmas en fin d’année, qui monopolise toute la marina en éjectant les autres voiliers du port (ça me rappelle Cannes et son salon..).
 
Il s’agit d’une course-rallye faite pour les amateurs de tous poils, qui convoie tout ce beau monde sur l’onde océane vers les Antilles. A priori rien d’extraordinaire, mais ce qu’il faut savoir c’est qu ’en fait il s’agit de s’inscrire (coût jusqu’à 6000 euros) de s’équiper selon les directives de l’organisation de course ( balise neuves, perche IOR, système homme à la mer,…. Pour qq centaines voires milliers d’euros…) et de traverser en étant suivi par la course,….. ???? pour se retrouver en face…..après une traversée où en quelques jours tu as vite fait de te retrouver avec un horizon indemne de tout navire,…. Si tu as un pépin en route tu déclenches ta balise et le système de sauvegarde en mer international, va te chercher, comme n’importe quel bateau ayant déclenché sa SatNav…. Ca vaut le coup de payer !!!!! en fait cette très belle organisation financière , fait mine de donner un semblant de sécurité à tous ces grands navigateurs aventuriers, qui ont la trouille de traverser tout seul….. Quand on connaît le nombre d’inscrit ( plus de 240 cette année ), multiplié par disons 5.000 euros, on comprend mieux pourquoi l’ARC monopolise la marina….
   

 



Allez on file sur la grande île, l'ainée des canariennes


Tenerife,….. enfin ?   Tenerife sise à quelques 50 miles dans le Nord-Ouest de Gran Canaria. Tenerife la plus grande des 7 soeurs, avec le plus haut sommet hispanique, le Teide plus de 3700 m d’altitude. C’est aussi la plus courue des Canaries, malheureusement aussi la plus bétonnée, avec toute la côte Est entièrement dévouée au tourisme de masse, teuton de préférence, mais qui n’est pas sans rappeler l’Andalousie tant cette riviera est plastifiée et peuplée.
 
Santa Cruz la capitale en alternance avec Las Palmas, qui avec son auditorium ressemble à un petit Sydney,



Grande cité qui n’a pas beaucoup de charme, une église du XVIIe s ND de la conception,  quelques beaux jardins qui rappelle Funchal, (photos jardins), et quelques belles portes. (porte)


ND de la Conception



En fait trois choses à voir sur Tenerife, un site le parc de la caldera dominé par le Teide, le massif au nord de l’Anaga, et une cité Puerto de la Cruz avec son jardin botanique.
 
Donc curieux que  l’île soit un haut lieu du tourisme international avec plus de 3 millions de visiteurs annuels.
 
Le massif montagneux de l’Anaga au septentrion offre une belle balade en voiture, avec de jolies vues sur Santa Cruz  et qui possède comme Madère et La Palma une laurisylva primaire dont je vous ai déjà parlé.


Massif de l'Anaga.
 
Vue de Santa Cruz


Puerto de La Cruz sur la côte Ouest n’a pas perdu son charme malgrè une invasion touristique de plus en plus présente. Quelques belles demeures comme cette maison des frères franciscains, ou ces balcons de bois canariens,



 et surtout le jardin botanico (un des plus important du monde) avec sa star un énorme palétuvier (un ficus macrophyla) d’Océanie.

  Le paletuvier du Jardin d'Orotava
 



Le parc national du Teide avec une énorme caldera de 130 Km2 et cet énorme cône de plus de 3700 m valent vraiment une visite.





 Presque toujours coiffé de nuages, le seigneur a par deux fois daigné nous saluer sans couvre chef

Le seigneur enneigé.

La caldera effondrement couronné de volcans et autres cratères, rappelle le Timanfaya de Lanzarote.


Seule différence la route sud du parc très joliment agrémentée des fameux pins canariens, dont le tendre vert illumine les champs noirs de laves.
 
 
 
 
  Le joli pin canarien aux douces et longues aux douces et longues aiguilles.

Dernier regard sur cette belle route et Tenerife.

 
 

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 13:48
La Licorne aux Canaries:

De Cannes à Las Palmas:




Les 7 soeurs:


Lanzarote:


Gran Canaria:

Gran Canaria

Tenerife:

Tenerife parc du Teide:


La Palma:

La Palma Calera de Taburiente



EL Hierro:

La Gomera:


Nav dans les Canaries/

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 15:20

TDM24 Juin 07 Grand Canarie.

Après la perle noire Lanzarote, l'Africaine Fuerteventura, c'est sur l'île continent, Gran Canaria que je vous emmène.

Ainsi dénommée du fait de la variété des paysages dévoilés. Troisième par la taille, et la hauteur, c'est la plus peuplée des 7 soeurs avec 700 mille canariens sur 1,5 Million.

C'est aussi l'île où les Guanches habitants préhispaniques ont, tels les gaulois le mieux résisté à l'envahisseur. Le musée Canario est de loin le lieu où cette civilisation est la mieux décrite.

Toute ronde la Gran Canaria est parcourrue d'un réseau routier trés corsé.



Las Palmas qui signifie palmiers tant ils seraient nombreux,  la capitale de l'île et des Canaries (en alternance avec Santa Cruz de Tenerife) est une grande ville de 350.000 habitants, bien bétonnée (je l'aurais plutôt nommée las Immoblas).

Sise au nord de l'île, avec un grand port commercial, une belle marina à côté d'une plage intra-port, oui, oui la plage est dans le port qui est énorme et étonnement propre dans ce coin.

 

Photo Zavez vu La Licorne là bas ? plein centre devant le gros blanc ...

Première remarque (première cagade), cette grande cité malgré sa taille, reste exotique, je n'en veux pour preuve que ses pigeons qui parcourent le ciel et les parcs... Ici ils sont verts !!!

On dirait des Melopsittacus Undulatus (non ?)

Las Palmas la plus culturelle des villes visitées présente quelques édifices à visiter, du côté sud, dans le vieux quartier San Francisco.

En jaune au 1er plan le marché couvert, en gris la Cathé, en fond la colline de San Francisco.

 

La cathédrale Santa Anna est de loin la plus renommée des Canaries, elle date du XVIe est recèle différentes sculptures de Lujan Perez, génial artiste local de renommée internationale, bien qu'un tantinet mystique et sûrement obsessionnel tant il a modelé de Saintes Mères des Douleurs (sans déc. j'en ai vu au moins une bonne quinzaine dans toute l'île !  toutes de lui) en général une Madone avec une énorme épée plantée dans le coeur, sympa...

 

Madone Aie AIe AIe

 

Bon très belles voûtes de l'édifice qui comme toutes les Maisons du Seigneur aux Canaries sont très fréquentées.

Belle nef, n'est-il pas ?

 



Siégeant sur la Place Santa Anna toute décorée de nombreux toutous symboles des îles.

Assis Couchè Au pied.

 

Non loin se trouve un des musées les plus intéressants des îles, la superbe Casa Colon, qui retrace les aventures, les découvertes du sieur de Colon, Cristobal de son prénom, parti à la conquête de l'Asie découvreur des Amériques.

Malheureusement les «  photos » in side étant prohibidos, va falloir vous bouger et aller le visiter touts seuls? ( j'ai trouvé un billet à moins de 300 euro Nice Las Palmas,..bon d'accord via Munich, Paris, Madrid, Toumak... Mais pas cher pour 3 jours de voyage).

 

 

Le marché Veguetta à deux pas de Sta Anna, couvert, permet d'acheter, avocats, patates douces, goyaves, mangues, kiwis, et bien sûr les fameuses bananes des îles.

Veguetta Market. ...  Les bananes ? en haut derrière les poivrons.


 

 

Autre point d'intérêt le Pueblo Canario, dans le parc Doramas, à l'image de l'architecture canarienne, où chaque jour des groupes folkloriques viennent jouer.

Pueblo Canario.

Roque Nublo Companie.

Le premier on dirait  Patrice sur la place d' Utelle, non ?

 

 

 

Sur le plan culturel et traditionnel, on rencontre souvent des habitants encore en costume, parfois lors d'occasions festives, mais parfois sans raison précise, comme dans les villages de montagne.

Petits canaris piaillant et virevoltant dans la ville.

 

Puisque nous sommes en chapitre historique, venons en aux Guanches, je vous en parle depuis notre arrivée dans les îles, et le musée Canario de Las Palmas, me donne l'occasion de vous en dire plus.

Il s'agit donc des premiers habitants des îles, des autochtones qui ont résisté aux conquistadors du XVe.

Première énigme : les recherches archéologiques n'ont retrouvé aucune embarcation ? donc à priori peu marins les Guanches... d'où deux questions « et c'est d'où qu'ils viennent les Guanches ? » l'Afrique est quand même au mieux, à 100 bornes, et à la nage ... et quel mode de communication entre les îles ? je ne vois qu'éventuellement les signaux visuels, fumée ou ..torches, laser ?

D'après les dernières news (que je tiens d'Indiana J.) venus d'Afrique du nord, il y a au moins 3000 ans, ils s'agiraient de berbères , car une certaine coïncidence a été retrouvé dans les idiomes des dialectes et langages, ainsi que dans les us et coutumes, agriculteurs cueilleurs éleveurs de chèvres, connus des romains, comme sujets du royaume de Juba juje (deux en arabe) roi des maures sous Pline il vecchio.

Mais des migrants européens seraient venus plus tard probablement de la péninsule ibérique, poussés par les Alizés.

Du point de vue vestimentaire, « Z'étaient très cuir » les Guanches, et savaient tanner les peaux. (sado maso les Guanches ? je pose la question).

Ne connaissaient ni le soc de charrue, ni le fer, habitaient surtout des grottes et habitations creusées dans la roche friable volcanique. Ces maisons troglodytes sont restées les résidences principales jusqu'à récemment.

Trogloglo Guanche.

 

Autre énigme : les Guanches tels les égyptiens momifiaient leurs morts. Bon avec des techniques beaucoup moins raffinées et élaborées mais qui ont quand même, permis de retrouver des corps datant du Xe de notre ère.


C'est une momie.. j'précise,... parce qu'à première vue...

Quelques gravures et peintures rupestres ont été mises à jour, ainsi que des sites de culte, où la femme avait une place certainement non négligeable comme en témoignent les Vénus retrouvées.

Vénus Guanche.

 Dans une autre salle on retrouve Juan, Alberto, Miguel, Josefina,Paquita, Dolores, Pascual, Cristobal, Helmut, Roberto, Cristiano, .... (chercher l'erreur) peu locaces mais bien rangés.

Helmut était en fait en vacances....

 

 

 

 

Je vous emmène à Cuatro Puertas au sud de Las Palmas afin de travaux pratiques après la théorie bûchée au musée.

Ici le Guanche véritable homme des cavernes,


Il y vénérait sur l'Almogaren.... lieu de culte ? ......la femme ?

Femme Guanche vénérée sur l'Almogaren.




Le baranco de Guayadeque, véritable vallée montagnarde, au nord d'Ingenio, est truffée d'habitations troglodytes encore occupées, avec en prime une petite chapelle taillée dans la roche.

Le baranco de Gayadeque.

 

 Maison troglodyte.

Chapelle troglodyte.

Chapel in the rocks.




Circulaire avec son sommet quasi central le Pico de Las Nieves culminant à 1950 m, qui permet de découvrir par beau temps Ténérife dans son NW qui bien qu'à plus de 80 Kms est bien visible avec le Tiede qui avec plus de 3700m, sort facilement la tête des nuages.

 

Tenerife vue de Las Nieves.




Gran Canaria se différencie des 2 îles précédentes par ses villages très colorés. Très « flashies » les couleurs, ce qui agrémente les paysages.

Aguymes.

Bandama.

 

Village du centre.


San Francisco.

 

ainsi que les rues et ruelles.

Santa Maria de Guia.

 

 

 

 

Le Jardin Botanico de Tafira, s'il n'a la richesse de celui de Funchal, est beaucoup plus joli car sis le long d'une falaise, et surtout beaucoup mieux explicite et annoté, avec une prédominance pour les espèces canariennes.

Vue sur le jardin botanique de Tafira.

Jardin botanico.

Les dragoniers sont lá.


Euphorbe Canarienne.

C'est ici que nous faisons la rencontre d'une des stars canariennes, je vous présente Roberto le lézard géant puisque pouvant atteindre  80 cm.

Ola Roberto Como esta uste ?

 



Site éminemment touristique, Maspalomas avec ses plages renommées bordées de dunes heureusement laissées vierges. Ici les structures hôtelières sont garnies de 4, voire 5 étoiles, avec parfois des architectures surprenantes comme ici....

Incroyable hôtel basilique.

Bon, place au sable blond qui s'étend sur 10 bornes et 250 hectares, qui ondule en vagues atteignant jusqu'à 10 mètres de haut.


Petit pano pour commencer.

Grand Pano pour voir la bordure bétonnée.


 


Plus loin dans le sud, le charmant petit port de Mogan, très joliment fleuri.

Puerto Mogan.

C'est beau le bougain hein ?


 

C'est à côté, à Puerto Rico que nous rejoignons Triton et son capitaine Dominique, le charmant helvète rencontré en Andalousie, avec Ingrid sa cops.

 

Nos potes helvètes.



Continuons le tour de l'île, avec quelques clichés des paysages canariens avec le fameux Roque Nublo, qui montrent la variété de la Grande Canarie.


Gran Canaria la montagne.

El roque nublo. de loin...

El roque nublo de moins loin.....

Palmiers phenix canariensis et euphorbe canariennes en live.


Le beau cratère de Bandama.



Finissons avec un petit tour en Arucas cité du nord où se distille un rhum qui n'a pqs les arômes de celui de Madère, mais enfin qui se laisse boire tranquillou vers les 19 heures dans le cockpit caressé par le doux soleil canarien. 8c'est juste histoire de vous taquiner un peu....)



 






 

 

Je finis avec une page écolo, un feu d'artifice de bougainvilliers et une petite fauvette.


 


Voili, un petit séjour en France s'impose après ses 4 mois de vadrouille sur l'onde océane, afin de remplir la caisse de bord.

Je vous retrouve pour vous conter Tenerife, probablement en septembre, si Neptune, Nérée et Zeus sont Ok.

 

 

 

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