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Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 16:54

Avril 2007 : Andalousie 3e Ronda et les villages blancs.

Nous sommes en rade de Cadix dans le port de Rota, où nous avons appris qu'il nous était impossible de rejoindre Séville via le Guadalquivir. Grosse déception mais c'est le lot réservé aux écervelés qui pensent trouver un poste à Séville lors de la semaine Sainte... faut-y êt bête.

La semaine Sainte à Séville est à peu près aussi courue que le Festival de Cannes, le Carnaval de Rio, ou de Venise.

Donc Rota, sera le point d'arrimage qui va nous permettre de visiter la région.

D'abord Ronda , les villages blancs, et la Sierra de Grazalema

La route menant au parc de la sierra montre un nouveau visage de l'Andalousie, bien vert, bien coloré, entre 500 et 1500 m, entouré de 4 lacs.



Rouge ascienda

Verte ascienda

La ñoutarde en fleur ... vous sentez ?

 

Classé au patrimoine de la biosphère par l'Unesco pour la richesse de sa faune avec en point d'orgue le vautour griffon, et le plus vieux pin européen le Pinsapo présent depuis le tertiaire.


Vautour grifon ... comme le condor... passa, passa.


Pinsapo ?... un vieux de la vieille.. branche.

 

 

Grazalema nichée au creux d'un cirque glaciaire est adorable, symbole des villages blancs du coin, joliment toiturée de tuiles romanes. On est loin du style maure des Alpujaras.



Grazalema

La vie semble ici, assez douce et sereine, et la plazza des Rumeurs bien remplir sa fonction.


Village Blanc : Grazalema

 

Place et Cafè des Rumeurs. Il parait.... on m'a dit......

 

Autre curiosité l'Arbre de l'Amor qui fleuri avant de mettre ses feuilles, comme les jacarandas.




Continuons la route vers Ronda, haut lieu de la tauromachie, et connu pour ses maisons s'accrochant sur les berges des gorges du Guadalevin qui la scinde en deux parties. C'est le Puente Nuevo érigé au XVIIIe s qui relie les deux parties.

Ronda vue d'abaro

Ronda vue d'ariba

                     Impressionnantes falaises.



Ronda possède les arènes les plus anciennes d'Espagne, et reste le lieu où la tauromachie moderne est née.

La visite de l'enceinte n'est pas sans rappeler les cirques romains, et en se baladant sur l'ocre du sable on en est à se demander, en quel siècle nous sommes, et qui dans ce théatre va recevoir l'ultime sentence, la mort... taureaux, ou gladiateurs, lions ou autres fauves ?


Pour ou contre, ce spectacle reste chargé du poids de l'histoire, et outre l'aspect chevaleresque et symbolique de l'homme affrontant son destin, et les forces de la nature et du mal, outre l'aspect culturel du combat pour la survie, outre l'enracinement de la corrida dans l'âme ibérique comme le flamenco, il est certain comme dit Coluche qu'il y a peut être d'autres moyens plus modernes de mettre un terme à la vie des boeufs.
Que les parures ichtiomorphes ne sont pas indispensables pour tuer et débiter la bête.

Que les aficionados me pardonnent, surtout que de corrida n'ai jamais vu, de mise à mort n'ai jamais vécu. Mais d'un autre côté Desproges nous a dit que s'il ne fallait parler que de chose que l'on connaît, est-ce que le Pape parlerait de préservatif, est-ce qu'il parlerait de Dieu ?

Pour en revenir aux arènes, celles de Ronda sont superbes, rappelant les cirques romains, où le sable ocre d'or est étincelant. Le toril labyrinthique permet de mener puis de lâcher el torro vers son destin.



Les arènes de Ronda.

 

 

Il est rare que le combattant bovin soit gracié par le matador ... c'est le cas lorsqu'il s'est bien battu avec courage et noblesse. Jolie grâce que celle là.


Allez, un argument « pour » la corrida : quitte à mourir autant le faire les « cornes au front », avec une chance de survie, dans un beau combat au soleil, plutôt que dans un abattoir sordide coincé entre deux congénères électrocutés à la chaîne. Non ? Et puis avec un peu de chance on peut tenter de satelliser le poisson et son mouchoir rouge...

 


Bon, stop, rentrons plutôt en visitant un autre village blanc de la région de Ronda, le nid d'aigle dénommé Zahara, dont la position stratégique explique les nombreux combats dont la petite cité a été l'objet.


Zahara autre village blanc.



Je finis en vous montrant quelques vues de Rota version marina, sachant qu'il y a aussi et surtout une grosse base navale à quelques encablures. Port plutôt sympa où la marée avec un marnage de 2m nous permet de nous habituer à ce nouveau type de comportement Neptunien.


Rota Beach


 

Le castillo de Luna ancien Ribat musulman ( pour ceux qui ont suivi notre pèriple tunisien)

Adios



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commentaires

Marc Benathar 02/05/2008 13:26

Bonjour ManuJ'ai paumé tes coordonnées email donc je passe par le site pour te dire que je suis de temps en temps votre périple Bonne continuation (a quand le passage de l'équateur?)MarcPs : de l'indulgence pour l'immense créativité qui soutend  ce message.