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Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:57


TDM34 Maio la discrète

Passons à Maio la petite sœur,

 

Sise à 80 miles au S de Boavista, elle lui ressemble sur le plan géo, désertique car aussi basse, ne pouvant stopper la course des nuages, nantie de belles plages, et d’une grande ville Villa de Maio encore dénommée Porto Ingles, tant les britanniques y ont fait escale pour commercer le sel du coin. Par contre la similitude s’arrête là, plus de 2 fois plus petite, et 1,5 fois plus peuplée.Les habitants sont ici gentils et accueillants, menant une vie que l’on sent paisible.

 

 

L'île de Maio

 

Villa de Maio n’a pas de port, c’est la plage où déferle la grande houle de l’Atlantique, qui fait office de parking à pointus. Les arrivées des pêcheurs plein pot sur la plage sont assez musclées.



 Heureusement existe une grande jetée, au Nord de la ville où l’on peut aborder avec l’annexe, il y a même un gardien très gentil. On est loin de l’ambiance de Sal Rei.

Le front de mer de la ville est agréable, et lieu de rencontre de la jeunesse qui l’envahit dès qu’un jour férié pointe son nez.





Une paillote Bar-Resto ajoute au côté loisirs, vacances.


Avec la Licorne au mouillage.


 

L’architecture de Porto Ingles est pour le moins bigarrée, voire carrément flashy…..

 

Les contrastes sont parfois saisissants, belles maisons flambantes neuves de probables Cap verdiens expatriés, avec engins d’un autre monde, d’un autre siècle ici une très vieille Land Rover, lá unebarque de pêcheur au rebus.



Là encore une curieuse bâtisse où un des propriétaires ne supporte pas les pommes de douche chez lui….. ????

Alors il l’a collée dehors….



 

L'épicerie du coin.

L'épicière.


L’église de la fin du XIXe reste l’édifice témoin d’un embryon d’histoire coloniale.



 

Maio fait donc partie de ces îles qui semblent s’être échappées du continent pour mener une vie libre. Rares oasis de palmiers, alors que désert de pierres et dunes ont la main mise sur l’île. Nous parcourons sous un bon cagnard en VTT, ce petit bout de terre tout droit sorti du Mali ? sans aucun  risque sécuritaire est-il besoin de le dire……



Oasis de Lagoa
 


Monde agricole sahélien, où le cochon, les chèvres sont en liberté, avec des pintades qui piètent la caillasse, comme nos compagnies de perdreaux les chaumes. Alors que les courlis courent les plages désertiques, jonchées de coquillages.


Cochon en vadrouille
Chèvres á l'ombre.

Pintades en Patrouille.
Courlis on the beach.

Arches Porcelaines Patelles et oursin.
 

Bref Maio semble baigner dans le calme, les pieds dans l’eau, à l’abri sans doute des vagues invasives de touristes. Ici très peu de structures hôtelières, quelques lotissements de maisons de vacances, Maio n’attire pas le toutou et c’est tant mieux. Pour le vagabond baroudeur et marin de surcroît, c’est un coin où il fait bon reprendre un rythme serein.


Ainsi semble aller le petit moussaillon
 

 

 

 

 

Passons à Santiago la majeure.

 



Carte

Il s’agit de la grande île, la plus étendue, plus de 950 Km2, la plus peuplée, plus de 50% de la population autochtone, dont la moitié à Praia la capitale. Elle fait partie des îles sous le vent et des îles montagneuses capable de retenir les nuages avec son sommet à près de 1400m. Donc moins sèche, plus cultivée.



 

Pour le moins contrastée, Santiago n’est pas l’île la plus attachante, l’intérieur surtout agricole, n’est pas extraordinaire.

 

3 centres d’intérêt, au sud la capitale Praia, non loin Cidade Velha l’ancienne ville principale de l’archipel, et Tarafal petit port sur la côte NW.

 

Je vous emmène en vadrouille dans l’île vers Cidade Velha puis Tarafal avant de vous « maudire » Praia alias le chancre.

 

Cidade Velha est bien la vieille cité , première portugaise développée au XVIe dominée par la forteresse de Sao Filippe ancien roi du Portugal, édifiée pour protéger (sans succès) la ville des pirates comme Drake le british ou Cassard le frenchy.

 Vue de la ville.

 

Cette forteresse est entièrement et avec bonheur  restaurée.

 

 


Mur d'enceinte fait de briques et de....pierres.


La richesse de la ville est en partie due à la riche vallée qui s’enfonce dans le pays le long du cours de la Grande Rivière.
Ribeira Grande.


Après San Antao c’est ici que l’on fait du grogue, avec comme symbole le trapiche, sorte de meule activée par un couple de bœufs afin de broyer la canne, pour en récolter le suc, le jus qui sera ensuite distillé .


Trapiche



 

 

 

 

L’intérieur de l’île vers Assomada puis Tarafal  s’est agréablement coloré de vert, surtout du fait des premières ondées de la toute récente saison des pluies.

 Route d'Assomada.


Les iles du Cap retrouvent leur couleur à la première pluie.



Parmi la population sylvestre, deux arbres se démarquent, le très célèbre Pei de Bolom, fromager dont la circonférence dépasse les 50m photo (les 2 points en bas à droite de l’arbre… 2 villageois)
Le Pei de Bolom.



, et le beau palétuvier de Longeira qui en impose avec son drappé de lianes-racines, au moussaillon à ses pieds.

 

 

 Deuxième site le Port de pêche de Tarafal au NW:



Tarafal de Santiago est en fait le seul mouillage sympa rencontré, joli avec une belle eau, des habitants sympa, où on peut faire de l’eau douce.

Le mouillage.

 

La plage de sable blond (la seule du coin)  est agrémentée d’une belle palmeraie faite de cocotiers et parcourue de martin pêcheurs emblème du pays.

 

Salut c'est moi Martin le  meilleur pêcheur de l'île.


Les barques sont tirées sur la plage où les pêcheurs vendent sur place leur prises.






Derrière les femmes patientent en réparant les filets, ou faisant leur lessive.


 

L’ambiance est cool, et nonchalante, les enfants peu quémandeurs.

 



PRAIA.

 L'arrivée  est trompeuse.

C’est l’inverse à Praia, la capitale de l’archipel, 220.000 habitants, où du mouillage dans la baie, tout vous semble agressif,… non,  tout est agressif .

 

Ciel bas qui bruine une humidité moite, eau pourrie jonchée de plastiques, détritus qui n’ont de soucis que de colmater les prises d’eau du bateau, l’air lourd et souvent nauséabond, du fait de la rivière, décharge de la ville qui débouche dans le fond de la baie, où s’engouffre le vent.
Plein centre La Licorne, à gauche le port de pêche au sortir de l'embouchure du fleuve.

 Même la mer n’est pas accueillante, une grande houle de sud rentre plein pot et rend dangereux le mouillage. Preuve en est les cargos bousculés, renversés, chahutés par les déferlantes , qui s’accumulent au fond dans l’embouchure du fleuve.
Epaves et surfeurs.


Pour débarquer en annexe c’est la galère, trop de rouleaux pour atteindre la plage à l’W, il y a bien le port de pêche à l’Est, mais l’ambiance est tendue, les rivalités souvent visibles, avec son lot de rixes et bagarres, et nombre de boys tentent de vous prendre en charge, afin de mettre votre dinghy soit disant en sécurité, accroché à une barque. Mais rien n’est sûr, j’ai attendu plusieurs heures qu’un pêcheur veuille bien ramener mon annexe accouplée à son bateau. 

  Il y a du Dakar dans ce port, mais aussi du Rio avec les favelas qui surplombent le port de pêche, du Calcutta pour le foisonnement. Il est sûr que nous sommes du côté de la misère, ici, ils sont loin les quartiers chics, bien que les superbes 4x4 viennent jusqu’ici, comme pour défier tous ces survivants. Lucas 22 ans, qui a tenté de gagner quelques escudos en voulant garder notre annexe, vit au port, il dort sur le quai à même le béton avec un bidon d’eau douce, future douche du matin. L’alcool, probablement des drogues plus hard circulent dans les regard des zombies qui patrouillent à la tombée du jour.

La misère surgit du moindre recoin.



Tout est prétexte, à arnaque, les prix s’envolent ici, taxis, gardiens, informateurs. Plus d’une demi journée à attendre de l’eau douce amenée en gros bidons de 200 l sur le port, pour finalement renoncer devant un prix prohibitif. Etant le seul bateau étranger depuis de longues semaines, tous voient en nous l’aubaine…

 

Alors Praia la galère ? nombre de copains venus ici, se sont fait dépouiller qui de ses papiers, qui de son annexe, qui de son moteur HB, quand ce n’est une visite nocturne à bord…

 

La ville elle-même n’est pas très jolie, même le vieux quartier du plateau, avec ses rues colorées, ne retient pas l’attention. Les monuments, édifices publics ternes, les places, et parcs inexistants.

Rue du qurtier du Plateau.


 

Alors Praia la moche ? oui, mais il y a un spot qui vaut le détour :

Sucupira, Sucupira l’énorme marché au pied du Plateau, qui rappelle les chauds marchés de l’Afrique de l’Ouest, on se retrouve à Abidjan, à Bamako, plongé dans la frénésie des marchands. Seul spot qui vaut le coup d’oeil. Malheureusement en parti couvert, avec une multitude de micro ruelles visitées à la tombée du jour, et donc impossible à photographier.

 

Oui, ce n’est pas vraiment l’escale de rêve, mais il y a eu 3 rencontre coups de soleil, tout d’abord Tah, 190 cm surmontée d’une tronche à faire pleurer n’importe quel bambin, amputé du bras droit ; qui de sa voix survole la criée, Tah qui drive son énorme barge de débarquement comme un vélo solex virevoltant au milieu des barques de pêche, Tah qui nous voyant perdu dans l’attente de notre annexe envolée avec Tchou le pêcheur, nous embarque sans rien demander pour nous ramener sur La Licorne.

Il y a eu Ribeira jeune sergent douanier du port qui  a fait des efforts pour nous aider, nous informer, nous diriger dans le port de pêche où trônait sa vedette rouillée.

Enfin à côté du marché, Tahiti nom donné par les habitants au point d’eau douce géré par un couple de capverdiens quinquagénaires mais pour le moins bienheureux et bienveillants. Ici, si tu viens avec tes bidons, tu pompes gratos le précieux liquide. Par deux fois on viendra avec une kyrielle de bidons, et bouteilles de 5l, réhydrater La Licorne.

 


Dernière interrogation soulevè par la ville, dans le qurtier NW se trouve une  colline grignotèe par des pioches. Chantier-minier géré par une sociéte Vermelho SA, qui exploite quoi ??? sable, pierres, minerai ? un mystère.
Chantier au NW de Praia
Quel minerai ?



De toute façon, vous vous doutez que partir de Praia fut un plaisir. 

 

Direction Fogo puis Brava les deux dernières îles du Cap Vert.


 

A bientôt

 

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commentaires

GATEL Danielle 18/11/2017 15:06

Bonjour
pouvez-vous me dire ou vous avez touver la carte de santiago? merci

Bree 12/07/2016 18:30

Praia ne vaut pas vraiment le détour. Mais j'ai eu la surprise en 2015 (10 ans depuis ma dernière visite) de découvrir au Platô une agréable rue piétonne bordée par des restaurants ou glaciers. Cela a été pour nous l'occasion d'y goûter un sorbet artisanal à la fleur d'hibiscus, délicieuse ! Par contre il serait dommage de louper Cidade Velha (vieille ville) inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Les espagnols ont y fait un formidable travail de rénovation du fort historique, beau point de vue sur l'océan, soirées agréables dans les restaurants les pieds dans l'eau et vous pourrez y acheter le fameux "grogue" (rhum du cap-vert)...

juliette 30/08/2009 22:24

Ehh bêê ! Enfin, rien que pour les 3 personnages adorables, ça en vallait sans doute la peine !? J'ai bien aimé l'épicerie bien rangée et sa patrone qui attend le chaland.Ca va vous faire drôle d'accoster aux Antilles après ça Merci pour la visite commentée (j'ai enlevé cette destination de ma liste) et à bientôt !Juliette