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Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

Il s'agit de tenir au courant les amis, les proches, et les mordus de voyage, de pouvoir situer le bateau, et retrouver quelques ambiances via quelques sgribouilles sur les endroits visités.( pour être tenu au courant il suffit de s'inscrire à la News Letter).

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:44

TDM 29 Avril 2009 CapVert  Ilha do Sal

 

Reprenons..... ça va vous ? oui je sais ça fait longtemps…. Trop ? ..sympa, merci, moi aussi vous m’avez manqué mais j’ai des excuses, je suis très jeune, et de plus j’ai le temps comme disent mes amis africains.

Donc voici venu le temps des retrouvailles avec la haute mer, pour La Licorne et son équipage, après une phase de bricolo-remise en état-carénage canarienne. J’ai même jeté un œil sur la peau de La Licorne, que j’ai dévêtue non sans mal et avec beaucoup de sable, dans le sud de Gran Canaria. Et je dois dire qu’après plus de 25 ans de vadrouille océanique la Licorne a une peau de bébé, sans aucune trace de la très redoutée éléctrolyse (la vérole des bateaux alu).

 

Donc coque nickel chrome bien qu’en aluminium AG4.

 

Donc la bête est  bien décidée à se jeter dans l’océan, plein sud vers le soleil, les alizés, le Cap Vert. Alors pourquoi la contrarier ??? Vas ma belle, files, sillonnes, galopes, sur les grandes plaines océanes.

 

Et voili comment on se retrouve pour une balade de 6 jours à parcourir plus de 800 milles nautiques (Mn), cap 220° sud_sud_ouest (SSW) vers el Cabo Verde et son décanèse.

 Le parcours depuis le départ.

 

800 Mn séparant les Canaries du Cap Vert, représentent pour vous donner une idée des distances, une route directe de Cannes, pour Edimbourg si le scotch et le kilt vous attirent (je pense à JP), ou Copenhague si vous êtes plus inouïte et ours polaire, ou Varsovie si la polka_vodka vous inspire, ou encore Athènes et son Cirtaki arrosé à l’Ouzo, ou El Goléa aux portes du Sahara, voir Meknes et son thé à la menthe au pied du moyen Atlas.  Belle petite trotte de 1500 Kms, par un bon vent de NE (nord-est) force 5 à 6 et une mer bien formée.

 

Sous GV (grand voile) seule, afin d’éviter le faseyement du génois sous fausse panne (au presque vent arrière, la grand voile reçoit le vent en prem’s et dévente la voile d’avant : le génois. C’est la fausse panne : par bon vent on y remédie soit en envoyant génois ou GV, soit en tangonant le génois par petit souffle éolien).

 

Six jours pile poil, avec pour seule compagnie nos potos les dauphins, et quelques exocets qui prennent la Licorne pour le Charles de Gaulle.


 Alfred et Germaine.


Exocet aponté....


C’est le grand désert, nous avons du croiser 4 bateaux dont cette incroyable barge de grues portuaires, en plein milieu de nulle part…..

Rencontre en plein Atlantique à 600 Km des côtes africaines.
 

Le ciel et son pestacle en fin de jour est toujours aussi émouvant, et petit à petit la nuit sous le beau Scorpion sort de l’horizon la belle Croix du Sud, la plus connue des constellations australes, qui a fait rêver plus d’un marin, circumnavigateur, avide de grand sud, d’espace, et d’aventures

Tout au bout...... lá bas..... un nouveau monde...

 

J’ai du mettre le pied sur le frein les dernières encablures, pour ne pas atterrir de nuit à l’île de Sal, la première capverdienne. (2 ris dans la GV quand même) et des surfs à 7-8 nœuds.

 

 

Premières remarques sur cette traversée : pas chopper un seul « poiscail » (décidément les rapalas méditerranéens n’inspirent pas les poissons atlantes), pas vu de petits zozios ou très peu quelques puffins, mais surtout si les Alizés sont bien au rendez-vous, sont froids ces p…. de vents, à peine au dessus des 20°, ce qui est surprenant en zone intertropicale. On est quand même au niveau du Sénégal…. Dans le ventre de La Licorne il fait bon aux alentours de 25° mais dès que tu jettes un œil au dessus de la capote pour vérifier qu’il y a toujours de l’eau à courir…(vue que tu n’as aucun cargo à zieuter), tu te gêles les prunelles, si si j’te jure, et t’as intérêt à garder les mimines dans les poches si tu tiens à tes doigts, et les oreilles sous le bonnet polaire pour ne pas les voir s’envoler. Car ça décoiffe les Alizés, quand Météo France t’annonces 5-6 , c’est 6 établi avec rafales à 7. Un bon Mistralou qui te glace la Canebière sans Casa.

 

Bon, alors le Cap Vert ? ……ça vient, ça vient.


 
Voici, les 10 CapVerdiennes avec au Nord les îles au vent, et en enfilade vers les Sud les îles sous le vent. 450.000 âmes chrétiennes en majorité, répartie sur  4.000 Km2, dont plus de la moitié sur Santiago et la capitale Praia.


 

 Les spécialités du Cap Vert la musique avec Cesaria Evora la diva aux pieds nus, la pêche dans ces eaux coraliennes, le café, le grogue (le rhum du coin). La cachupa est le plat typique, mélange de féculents en sauce qui tient bien au corps ; si vous voyez.



 Le Croioulo est à 215 Escudos soit 2 euros les 250g

Cachupa à l'omelette.

La monnaie l’Escudos qui vaut le centime d’Euro.

 Environ 1 euro.

A droite vous aurez reconnu le fameux dragonier.

Arrivée sur l’Ilha do Sal, la dernière des 10 à être habitée dans les années 30 au XIXe s ; la plus Nord-Est à quelques 200 Mn de la côte Sénégalaise, cette île du sel en manque un peu, tant elle est plate, et désertique.

Paris Texas ... c'est par là ?

Bien que courue du monde entier par les surfeurs et véliplanchistes ou Kite surfeurs, pour son fameux spot du côté de Santa maria au sud.

 

On atterrit à Palmeira au NW le seul port, afin de formalités d’entrée, non loin d’Espargos et son aéroport international Amilcar Cabral (héros de l’indépendance, d’ailleurs bien tardive).

 

 

Les seules taches de couleur de Sal.

Le cyber café d'Espargos.

Palmeira  vous plonge dans l’ambiance Capverdienne, nostalgique (sodade) et sereine. Village de pêcheurs aux maisons et barques colorées, très africain où rien n’est indiqué pas plus le poste de police, que les boutiques et autres commerces. Il faut entrer ici par exemple, pour être chez le chinois. Pas d’enseigne, rien. 

 Entrée de la superette outside....
véritable caverne d'Ali Baba inside.

Café au lit, le pointu de Zidane un poto du coin.

Palmeira city

Pas de chaleur torride, le vent, toujours le vent les Alizés frais, avec l’Harmattan qui de l’Est Africain ramène une brume de poussière, qui ocre tout du mat aux filières, en passant par barres de flèches, taux et bastingage.

 Ce vent qui ne cesse durant les mois d’hiver et de printemps de balayer les plaines de Sal, est en fait le principal pourvoyeur en sels ferriques de l’océan, indispensables à la croissance du plancton. Donc on subit en courbant l’échine, mais en remerciant l’Harmattan de ses bienfaits.

 

3 centres d’intérêt sur Sal :

 

La plage de Santa maria, déjà envahie de résidences, et autres hotels, résolument tournée vers le tourisme, et déjà déflorée par celui-ci, mais la plage est vraiment belle.

Santa Maria beach
avec une eau trés Caraibes.

2e point d'orgue:
La piscine de Buracona, qui est un bassin naturel au pied d’une falaise alimenté par les marées où il fait bon faire trempette car abritée du vent.


 

3e centre d'intérêt:

Les Salinas de Pedra de Lume : en fait le seul site qui vaut vraiment le détour, même si celui-ci peut être sportif (en vélo il nous a fallu plusieurs chambres pour en revenir….. crevé).

 

Il s’agit d’un ancien cratère sis à 1 bon Km du rivage qui abrite une saline auto-alimentée par résurgence maritime, car juste en deça du niveau des mers. On pénètre dans le site via un tunnel creusé dans un versant du cratère.


Le tunnel d'entrée
Le cratère
Les salines toujours exploitèes



Les couleurs, l’ambiance, les salines, sont un grand spectacle à vraiment apprécier. On peut même s’y baigner et flotter tel le bouchon jeté dans la mer morte, sustenté par une salinité hors norme.
Le sel rosé de Pedra de Lume



 

A noter pour la petite histoire, qu’il s’agit d’une enclave qui est restée territoire français jusqu’à l’indépendance en 1975, car exploitée par les Salins du Midi. Qu’elle est à l’origine de la colonisation de l’île en 1830.

comme en témoigme la chapelle du coin.


 

Car comme vous l’aurez noté le reste du caillou reste peu hospitalier

 

 Monte Leste.



Mais la vie est maintenant bien établie avec ses 15.000 habitants, et des écolières sont là pour assurer son avenir.
A noter les cartables très mondialisés..

.

 

Voli Sal 30 bornes sur 12 de large, avec Santa Maria au Sud, la piscine au NW et les salines à l’E.
 

Bon RDV sur San Nicolau où je vous conterais l’histoire de ces terres africaines perdues dans les mers…..

 


Salut Sandra à bientôt.
Via Sao Nicolau

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commentaires

Les Casini's 29/04/2009 00:59

Salut Manu et bravo pour tes cartes postales. On se régale !!Bon vent et à bientôt.Robert et Isabelle

catherine 28/04/2009 14:59

Merci pour ce témoignage de votre passage au Cap Vert, vos photos et votre récit qui ne peuvent que donner envie d'y aller ! Bon vent pour vos voyages, bon vent à la Licorne.

marie pop paturle 28/04/2009 13:12

coucou Manu ...Whaooooooooooooooooo! enfin ! te revoili , te revoilougrand plaisir de te lire et de t'accompagner vituellement ( helas ) dans ta licorne's story. Merci de ce passionnant récit .. Ici c 'est la mouizzzzzzzzzzzzze ... il flotte .Les saints de glace n 'en font qu'à leur tête.agrrr !big bisous